Lors d’une récente visite à Prince George, en Colombie-Britannique, j’ai eu l’occasion de parler avec des étudiants des cycles supérieurs de l’Université Northern British Columbia et de visiter l’une des usines de pâte de la localité avec le directeur général de Canfor, Pete Lovell.

Lorsque je visite un établissement, que ce soit une usine dotée de nouveaux équipements valant des dizaines de millions de dollars ou un campus équipé d’installations à la fine pointe, la partie la plus intéressante est généralement le moment où je parle avec les gens.

L’usine de pâte de Canfor à Prince George et l’usine de pâte Northwood, toutes deux situées sur la rivière Nechako, ont récemment obtenu un soutien financier du programme fédéral d’écologisation.

Le Service canadien des forêts (SCF) de Ressources naturelles Canada a préparé une éloquente analyse de ce Programme d’écologisation des pâtes et papiers (PÉPP), qui a entraîné des centaines de millions de dollars d’investissement privé pour améliorer le rendement environnemental des usines de pâtes dans une quarantaine de localités canadiennes. Ces investissements aideront le secteur forestier à atteindre les cibles de performance environnementale du programme Vision2020.

La technologie et la sophistication des grandes installations de production de pâte à Prince George sont très impressionnantes. Toutefois, plus que la taille des opérations et les investissements technologiques, c’est la passion et le dévouement du directeur général, Pete Lovell, qui m’ont le plus frappé. Il m’a patiemment expliqué les défis que représentent le fonctionnement de l’équipement et l’embauche de personnel de qualité pour faire tourner les installations.

Nous avons parlé du changement démographique qui s’opère dans le secteur forestier canadien. Comme les « baby-boomers » prennent leur retraite, il faut engager de jeunes gens capables de faire fonctionner les installations sophistiquées non seulement de son usine, mais du secteur forestier partout au pays. Pete m’a expliqué qu’il doit embaucher une nouvelle recrue presque chaque semaine à Prince George pour renouveler son personnel. 

La visite de cette usine de Canfor m’a fait mieux comprendre les  compétences nécessaires pour ces usines et opérations forestières modernes.

Ce sont les universités et les collèges du pays qui préparent les jeunes aux emplois hautement technologiques du 21e siècle. J’avais déjà eu l’occasion de visiter l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver et pendant ma visite à Prince George, j&rsrsquo;ai rencontré des étudiants et professeurs de l’Université Northern British Columbia.

Je traiterai plus en détail de l’Université de la Colombie-Britannique dans un futur blogue, mais pour l’instant, laissez-moi vous parler un peu de ma visite à UNBC, à Prince George.

L’établissement a été créé par une loi de la Colombie-Britannique en 1990 et a été inauguré officiellement par la Reine Elizabeth en août 1994. En septembre de cette même année, les cours ont commencé sur un campus pleinement fonctionnel; 1400 étudiants y étaient alors inscrits.

En une douzaine d’années, UNBC s’est hissée parmi les dix premières universités offrant principalement des programmes de premier cycle du classement du magazine Mclean.  Aujourd’hui, UNBC comprend une école de médecine et une série de programmes des cycles supérieurs, notamment en commerce, éducation, économie, études autochtones, ressources naturelles et environnement, travail social et autres.

Rob van Adrichem, vice-président aux relations extérieures, m’a fait faire une brève visite du campus, y compris de la centrale de bioénergie; il s’agit de la première université à posséder et à exploiter un système de bioénergie au Canada.  Avec les déchets de bois des scieries des alentours, la centrale fournit l’énergie nécessaire aux bâtiments du campus et réduit ainsi la consommation de combustibles fossiles de 85 pour cent.  UNBC est fière d’être « verte » et a même enregistré le terme « Canada’s Green University ».

Les étudiants que j’ai rencontrés à UNBC m’ont appris beaucoup. Ils ont présenté les intéressantes recherches de cycle supérieur qu’ils réalisent et parlé avec passion des possibilités pour le secteur forestier dans la nouvelle bioéconomie.

 

Harpuneet Singh Ghuman fait partie des nombreux jeunes étudiants brillants qui sont venus à UNBC de partout dans le monde pour le programme de science et de génie de l’environnement. Il m’a parlé des recherches sur les usages possibles des cendres produites par le brûlage des granules comme catalyseur pour la production de biodiesel.

 

Adrian K. James, Harpuneet et leur confrère Gurkaran Sarohia se penchent sur les défis techniques et les possibilités liées aux
usages des cendres de granules. Comme UNBC a son propre système de chauffage aux granules de bois, ils peuvent faire
des expériences directement sur le campus.

 

Le projet de recherche de Beth Wood s’inscrit dans le cadre d’une étude à long terme sur les effets de diverses
techniques de réhabilitation des sols sur la croissance des arbres. Elle étudie les perturbations du sol des années 80 et 90 et
l’efficacité de divers travaux de réhabilitation pour déterminer les meilleures techniques forestières. Les résultats de son travail
pourront servir à améliorer davantage les pratiques forestières au Canada.

 

J’ai aussi discuté avec plusieurs professeurs et d’autres étudiants de leurs travaux à UNBC. Marta Zmudzinski explore les propriétés anti-cancer potentielles de certains champignons des forêts de la province. Le professeur Kathy Lewis m’a fait une passionnante présentation sur la difficulté d’attirer la prochaine génération de travailleurs dans l’industrie forestière. Barbara Coupe m’a parlé de son travail interdisciplinaire qui s’intéresse à la sociologie et aux motivations des gens qui se dirigent dans le domaine de la foresterie.

Mon voyage à Prince George a été intéressant, non seulement parce qu’il s’agit d’une collectivité spéciale de la région intérieure de la Colombie-Britannique, mais parce que les personnes que j’y ai rencontrées vont au bout de leur passion dans les usines et les établissements d’enseignement locaux.

Chaque collectivité est différente, et il y a littéralement des milliers de sujets d’intérêt en matière de science et d’économie de l’industrie forestière, mais le dénominateur commun du secteur forestier est le dévouement des gens qui en font partie. Et je suis heureux d’en apprendre de chaque personne que je rencontre.

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