Les produits forestiers canadiens sont reconnus parmi les meilleurs au monde, non seulement en termes de qualité, mais aussi de durabilité. L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) offre une voix, au Canada et à l’étranger, aux producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie des produits forestiers, dont le chiffre d’affaires annuel atteint 69 milliards de dollars, contribue à hauteur de 21,7 milliards de dollars au PIB du Canada et, en tant que l’un des principaux employeurs au pays, a des activités dans quelque 600 collectivités, fournissant 230 000 emplois directs d’un océan à l’autre.

Le secteur des produits forestiers est confronté à plusieurs difficultés, notamment des différends commerciaux, des mesures sur le carbone, l’imprévisibilité de la réglementation, l’incertitude des approvisionnements en bois et un manque d’infrastructures fiables pour soutenir un système de transport résilient. Maintenir la solide marque canadienne de notre industrie dans le monde est essentiel pour que nous puissions continuer à participer à la croissance économique pour les travailleurs, les entreprises et les collectivités du Canada. Aspect encore plus critique, les programmes et politiques de financement du fédéral doivent rester prévisibles et stables pour que les projets de transformation réussissent et puissent contribuer aux cibles de réduction du carbone du Canada, à la transition vers une économie à faible empreinte de carbone, aux économies autochtones et rurales qui dépendent du secteur et aux investissements accrus nécessaires pour soutenir la concurrence du marché international.

Le secteur des produits forestiers fait partie de la Table de stratégies économiques sur les ressources de l’avenir du gouvernement du Canada, qui a établi cinq thèmes prioritaires pour favoriser les futurs investissements dans les industries canadiennes des ressources :

1)  Certitude en matière de réglementation

2)  Innovation au service de la compétitivité

3)  Accès aux marchés

4)  Peuples autochtones et collectivités

5)  Attraction des talents et actualisation des compétences

L’APFC collabore étroitement avec les gouvernements fédéral et provinciaux pour s’assurer que cette industrie essentielle soit reconnue pour son innovation, son leadership en matière d’environnement et sa responsabilité sociale. Selon un rapport de 2018 du Comité permanent des ressources naturelles, de « récentes innovations dans les produits forestiers ont renforcé la compétitivité industrielle et le rendement environnemental dans une vaste gamme d’industries, qu’il s’agisse des secteurs des ressources naturelles, de l’agriculture ou de la fabrication ou encore des secteurs de la chimie, des produits cosmétiques et des soins de santé ».

L’APFC recommande que le gouvernement fédéral continue à investir dans les aspects suivants :

  1. La recherche et le développement, dans des programmes comme ceux de FPInnovations, à hauteur de 30 millions de $/année. Ces programmes fournissent des ressources qui aident l’industrie à innover et à améliorer des portions de sa chaîne de valeur. Chaque dollar investi dans FPInnovations génère quatre dollars en nouveaux marchés.
  2. L’adoption de nouvelles technologies commerciales, afin d’accélérer la diversification des produits grâce à des programmes comme Investissements dans la transformation de l’industrie forestière (ITIF), à hauteur de 30 millions de $/année. Le financement d’ITIF a permis la réalisation de 28 projets au Canada. Ces programmes accélèrent la mise au point de nouveaux produits forestiers, y compris ceux qui pourraient remplacer le plastique au pays.
  3. L’accès aux marchés, par des programmes à long terme comme le Programme de développement des marchés, qui fait la promotion de l’utilisation du bois, de la pâte, du papier et des nouveaux produits canadiens, à hauteur de 22,5 millions de $/année. Ces programmes accentuent la présence du secteur sur la scène canadienne et internationale et contribuent à ouvrir de nouveaux marchés par des ententes de libre-échange.
  4. L’appui aux peuples autochtones par des programmes comme l’Initiative de foresterie autochtone, à hauteur de 5 millions de $/année. Depuis 2017, le financement vise à accroître la participation des Autochtones au domaine forestier (perspectives, entreprises, carrières et gouvernance). Ces programmes feront en sorte que le secteur des produits forestiers poursuive sa croissance et demeure un chef de file au Canada et à l’étranger.

L’APFC recommande que le gouvernement veille à la position concurrentielle du secteur canadien des produits forestiers en faisant des investissements judicieux pour s’assurer que les produits se rendent aux marchés et en mettant en place un système règlementaire plus agile :

  1. Établir un groupe de travail industrie-gouvernement sur la compétitivité des règlements pour voir au fardeau règlementaire cumulatif et à l’accès à la fibre de bois;
  2. Atténuer les goulots d’étranglement relatifs aux infrastructures et régler les problèmes de plus en plus fréquents d’interruptions de service, en donnant à RNCan la capacité de voir à la collecte, à l’analyse et à la distribution des données fournies par les chemins de fer par l’application de la Loi sur la modernisation des transports;
  3. Voir à l’ensemble du fardeau fiscal, notamment au traitement de l’amortissement des investissements;
  4. Pendant la renégociation de l’ALENA, veiller à mettre en priorité la facilitation des échanges commerciaux et l’adoption de recours commerciaux;
  5. Ratifier l’accord commercial du Partenariat transpacifique global et progressiste, qui donnera à l’industrie un accès accru au marché asiatique;
  6. Garantir un accès accru aux marchés pour les produits forestiers canadiens, par le vaste réseau de bureaux commerciaux du Canada et par la promotion de la « marque canadienne » partout dans le monde.

L’APFC recommande que le gouvernement collabore avec les gouvernements provinciaux, les communautés autochtones ainsi que les autres détenteurs de droits et parties prenantes pour élaborer un plan d’action afin de garantir des forêts saines et résilientes et ainsi d’appuyer les travailleurs et leurs collectivités :

  1. Compte tenu de l’importance croissante des incendies, des ravageurs et d’autres perturbations, appuyer l’élaboration d’une vision et d’un plan d’action détaillés qui nous aideront à maintenir des forêts en santé pour les générations futures.

L’APFC offre une voix, au Canada et à l’étranger, aux producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie des produits forestiers, dont le chiffre d’affaires annuel atteint 69 milliards de dollars et qui représente 2 % du PIB du pays, a des activités dans plus de 600 collectivités et procure 230 000 emplois directs d’un océan à l’autre, ce qui en fait l’un des principaux employeurs au pays.