par David Lindsay, président et chef de la direction, Association des produits forestiers du Canada

À l’aube de 2015, l’Alberta et le Canada sont confrontés à certaines difficultés économiques. Bien que la majeure partie du débat et des discussions ait tourné autour du prix du pétrole, on peut dire qu’il y a des emplois et des perspectives économiques dans cet autre secteur des ressources, l’industrie des produits forestiers.

Pendant les années de turbulences, le secteur forestier a semblé se fondre en arrière-plan, pendant que le pétrole et d’autres industries des ressources attiraient l’attention du pays et du monde.  Mais depuis 10 ans, l’industrie forestière travaille calmement en coulisses, faisant le travail ingrat d’élaborer des pratiques de premier plan, d’investir en recherche et développement, de diversifier ses marchés étrangers et de devenir un secteur plus moderne et innovateur. Alors aujourd’hui, au début de 2015, une industrie des ressources souvent négligée se trouve en croissance et cherche des travailleurs pour libérer son énorme potentiel.

Des années d’efforts des gouvernements et de l’industrie pour pénétrer de nouveaux marchés ont porté leurs fruits. Aujourd’hui, le Canada est le deuxième exportateur de produits forestiers en importance dans le monde. Les Canadiens pourraient être surpris de savoir que le secteur exporte ses produits dans plus de 180 pays et que les produits forestiers représentent la principale exportation canadienne en Chine. Le secteur forestier fait état d’un accroissement de près de 10 % de ses exportations en 2014, et même les plus conservateurs d’entre nous sont optimistes pour 2015 compte tenu de la valeur du dollar canadien, favorable aux exportations.

Le Canada comprend des entreprises de premier plan qui transforment et innovent. La fibre de bois est maintenant utilisée dans toutes sortes de produits, des pièces d’auto aux cosmétiques et aux vêtements, et l’avenir de l’industrie est encore plus prometteur, dans des domaines comme la nanotechnologie et l’impression 3D. Les temps difficiles du passé récent ont nécessité quelques décisions difficiles et certains nouveaux investissements audacieux, mais l’industrie ressort plus moderne et de haute technologie. Notre compétitivité s’est améliorée et correspond maintenant à presque trois fois celle de l’ensemble du secteur des entreprises au Canada.

La foresterie est une industrie vitale dans des centaines de localités canadiennes et un moteur économique pour des centaines d’autres. Compte tenu des perspectives positives, l’industrie est en mode embauche. Au Canada, chaque jour environ 500 emplois bien rémunérés et stables sont offerts dans le secteur des produits forestiers. En fait, le nombre d’emplois dans notre industrie est stable depuis 2010 et l’industrie a embauché 8000 personnes entre 2010 et 2012. Nous nous sommes aussi fixé l’ambitieux objectif, dans le cadre de la Vision2020 du secteur, de recruter 60 000 employés de plus d’ici la fin de la décennie.

Les « bûcherons » canadiens d’aujourd’hui portent souvent des sarraus et sont plus susceptibles de transporter des appareils intelligents que des haches.  Notre avenir se fonde sur les bases de notre passé, mais notre industrie est moderne, perfectionnée et de haute technologie. Nous canalisons la technologie pour améliorer notre productivité et notre performance environnementale et nous avons besoin de main-d’œuvre pour y arriver.

Comme toute bonne entreprise, nous évoluons, changeons, nous améliorons et sommes maintenant prêts à offrir des emplois pour subvenir aux besoins de familles dans des localités accueillantes qui procurent une bonne qualité de vie. Pour bien de nos entreprises, le problème le plus pressant consiste à faire en sorte qu’assez de gens regardent les petites annonces ou le site d’emploi « lamaindoeuvrelaplusverte.ca » pour voir les intéressants postes offerts. Alors, pour ceux qui se questionnent sur l’avenir dans le secteur des ressources du Canada, regardez de notre côté et n’oubliez pas de voir la forêt derrière les arbres.