Travacon Research Report : https://www.fpac.ca/index.php/publications2/publication-viewer-fr/492/

Rapport Provisoire : http://www.tc.gc.ca/fra/politique/acg-examen-sfm-rfs-review-rvw-fra-442.htm

Point de vue : https://www.fpac.ca/fr/op-eds-full/forestry-industry-to-government-fix-rail-service-now/

L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) demande au gouvernement fédéral d’agir rapidement et de façon décisive quant aux problèmes recensés par le Comité d’examen des services de transport ferroviaire de marchandises. Au début de l’année 2008, le gouvernement s’était engagé à voir aux faiblesses du service ferroviaire offert aux industries rurales. Après deux ans et demi de travaux et de délibérations, il est temps d’agir.

Le comité d’examen, dans son rapport provisoire, reconnaît avec raison qu’un changement s’impose et qu’il faut améliorer le service ferroviaire. Il fait ainsi plusieurs recommandations positives qui contribueraient à régler certains des problèmes de service auxquels sont confrontés tous les expéditeurs canadiens. Cependant, le comité compte sur le CN et le CP pour appliquer les changements sur une base volontaire et affirme que le gouvernement ne devrait pas considérer l’adoption de mesures réglementaires avant 2013.

« Si les chemins de fer souhaitaient sérieusement améliorer le service, ils l’auraient déjà fait. Le service est mauvais parce qu’il n’y a pas de concurrence réelle. Un délai est tout simplement inacceptable et constitue un dur coup porté aux collectivités rurales qui vivent des ressources et dépendent du transport ferroviaire », a indiqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « Pourquoi le gouvernement voudrait-il accorder aux sociétés ferroviaires trois autres années de monopole virtuel, de mauvais service et de surfacturation et ainsi laisser les collectivités rurales être mal desservies pendant trois autres années? Le gouvernement doit faire son travail maintenant. »

Il fait remarquer que le comité note dans son rapport que « la principale cause des problèmes touchant le secteur ferroviaire est l’emprise des chemins de fer sur le marché, ce qui se traduit par un déséquilibre dans les relations commerciales entre les chemins de fer et les autres intervenants ».

« Il est tout simplement insensé pour le comité d’établir que la cause du problème est l’absence de concurrence commerciale dans le système ferroviaire, puis de suggérer de donner aux chemins de fer trois autres années pour trouver des solutions commerciales », a ajouté M. Lazar. « De notre point de vue, le gouvernement a pris la bonne décision en créant le comité d’examen et le comité a bien fait son travail en formulant des recommandations concrètes de changement. Ce qui est tout à fait inapproprié ici, c’est le fait de retarder toute mesure pendant trois années supplémentaires. »

La majorité des expéditeurs de ressources sont situés en région éloignée où une seule société ferroviaire peut transporter leurs produits. Dans l’industrie des produits forestiers, la plupart des usines desservies par le rail sont captives d’un tel monopole. Le gouvernement avait entrepris l’examen des services de transport ferroviaire il y a deux ans, car il reconnaissait la nécessité d’aider l’économie rurale du Canada à obtenir les services nécessaires à  sa prospérité. Dès le début du processus d’examen, on avait assuré à l’industrie des produits forestiers que le comité agirait pour améliorer le service ferroviaire à la première occasion.

Selon M. Lazar, il faut des mesures réglementaires pour assurer la solidité du secteur des produits de base afin qu’il puisse faire face à la concurrence sur les marchés internationaux, créer de la richesse qui profitera à tous les contribuables et préserver des emplois et des collectivités.

-30-

Association des produits forestiers du Canada
L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) offre une voix, au Canada et à l’étranger, aux producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie canadienne des produits forestiers, dont le chiffre d’affaires atteint 54 milliards de dollars par année et qui représente près de 2 % du PIB du Canada, est l’un des plus gros employeurs du pays, a des activités dans des centaines de collectivités et procure des centaines de milliers d’emplois directs et indirects d’un océan à l’autre.

Contacts médias :
Susan Murray
Directrice générale, Relations publiques
Association des produits forestiers du Canada
smurray@fpac.ca
613-563-1441, poste 313