Les bureaux de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) sont situés au centre-ville d’Ottawa, à quelques pâtés de maisons de la colline du Parlement. Notre activité consiste à représenter l’industrie forestière et ses points de vue auprès du gouvernement fédéral; il est donc logique que nous soyons installés à Ottawa.

Aujourd’hui, peu de Canadiens pensent à la capitale nationale comme à une « ville de bois », mais en fait, l’histoire de la vallée de l’Outaouais est en grande partie fondée sur l’industrie forestière. Même si le secteur forestier n’est plus l’employeur le plus important dans la vallée aujourd’hui, il y a encore des scieries et des usines de pâtes et papiers en production.

Le billet d’un dollar canadien présentait une image de bois flottant sur l’Outaouais, avec les bâtiments du Parlement en arrière-plan. Cette gravure avait été faite à partir d’une photographie prise en 1963 par Malak Karsh, jeune frère du célèbre portraitiste Yousuf Karsh. Sa photographie était intitulée «  Papier et politique » et les deux remorqueurs illustrés sont maintenant conservés dans des musées.

Les images romantiques des bûcherons et des villages forestiers du siècle dernier sont partie intégrante de l’histoire de notre pays. Les vieux équipements préservés dans des musées sont une merveilleuse façon de se rappeler comment s’est bâti le Canada.

Le secteur forestier n’était pas seulement le principal employeur dans la vallée de l’Outaouais; il a été un moteur important de l’économie canadienne pendant presque tout le siècle dernier. La foresterie est encore une importante source d’emplois dans plus de 200 collectivités rurales et éloignées du pays, totalisant quelque 230 00 emplois directs.

Les objets exposés dans des musées et les images emblématiques des années 1900, aussi intéressants puissent-ils être, ne sont cependant plus un reflet fidèle de la réalité de l’industrie forestière d’aujourd’hui. De nouveaux équipements, de nouvelles pratiques d’aménagement forestier et de nouvelles technologies ont radicalement changé l’industrie. Partout au Canada, les membres de l’APFC sont déterminés à se transformer de façon continue. En vertu du plan Vision 2020 de l’APFC, toutes nos entreprises cherchent à innover par de nouveaux produits et de nouveaux marchés.

Les investissements dans de nouveaux équipements et débouchés sont positifs et prometteurs. À l’APFC, dans le cadre de nos efforts de promotion de l’industrie, nous voulons faire entendre ce message le plus souvent possible aux politiciens. Et il n’y a pas de meilleure façon de le faire que de montrer des exemples réels de nouvelles technologies et de nouveaux produits.

La vallée de l’Outaouais est la scène d’un certain nombre de nouveaux investissements; c’est donc dire que nous n’avons pas à aller trop loin pour montrer aux politiciens et aux représentants gouvernementaux des exemples concrets de la transformation du plan Vision 2020.

 

 

Thurso (2455 habitants) n’est pas ts loin du centre-ville d’Ottawa. Située du côté québécois de la rivière des Outaouais, c’est la ville natale de la légende des Canadiens de Montréal, Guy Lafleur. On y trouve aussi l’usine de  Fortress.

 

L’usine de Thurso illustre bien notre programme de transformation. L’établissement date des années 1950 et, comme on peut le lire sur le site Web de la société Fortress, c’était alors une force de l’industrie papetière dans l’Outaouais.

Récemment, Fortress Specialty Cellulose, une division de Fortress Paper de Vancouver, a investi dans de nouveaux équipements majeurs, notamment dans quatre chaudières de 110 tonnes. L’établissement ainsi modernisé produira de la pâte pour transformation chimique, qui est un matériau important dans la fabrication de la rayonne. En plus de fabriquer un produit différent, l’usine est équipée d’installations de cogénération et l’entreprise a conclu un contrat avec Hydro-Québec pour la vente d’électricité.

L’usine de Thurso, à proximité d’Ottawa sur l’autre rive de l’Outaouais, illustre comment de nombreux membres de l’APFC investissent massivement dans de nouveaux équipements et procédés sophistiqués pour créer de nouveaux produits et débouchés pour le secteur forestier canadien. Mais cette usine nous permet aussi de montrer de près aux représentants gouvernementaux et aux décideurs la taille et l’impressionnant perfectionnement technologique de ces nouveaux investissements sans trop nous déplacer.

Les photos qui suivent montrent le personnel de l’APFC examinant les nouveaux équipements de l’usine de Fortress.  Je veux remercier personnellement André Boucher, directeur de l’exploitation, Guy Cousineau, directeur de l’ingénierie et de l’énergie, et Daniel Charron, directeur technique, qui ont été d’excellents ambassadeurs lors de notre visite.

 

La sécurité est la priorité pour toutes les activités des entreprises forestières. Nous avons eu un exposé détaillé sur la sécurité avant d’entrer dans l’usine et nous portions des casques et des lunettes de sécurité pour voir l’équipement de pointe qui a contribué à transformer l’usine  de Thurso.

 

Revenons à la photo de Karsh dont j’ai parlé au début du blogue, qui montrait le flottage des billes sur l’Outaouais.  Elle symbolise le riche passé du secteur forestier, mais celle qu’on voit ci-dessous est le symbole de l’avenir technologique de l’industrie forestière au Canada. Il s’agit de  deux coûteux lessiveurs de haute technologie, qui sont venus de Finlande et ont remonté la même rivière que les billes de la photo qu’a prise Karsh il y a cinquante ans.

 

 

Des lessiveurs de haute technologie fabriqués en Finlande ont remonté le long de l’Outaouais jusqu’à l’usine de Thurso en octobre 2010.

 

Ce n’est là qu’un exemple de ce qui est en cours dans l’industrie forestière, d’un avenir technologique innovateur qui s’appuie sur la fierté du dur labeur des entrepreneurs du passé.

Comme toujours, je serai heureux de lire vos commentaires et vos observations. Vous pouvez envoyer des suggestions de thèmes à aborder, des photos ou d’autres commentaires au blog@fpac.ca