Le Canada est un pays de commerce. Chaque année, nous exportons plus de 454 milliards de dollars de produits partout dans le monde et les produits forestiers représentent un pourcentage important de ce total. En fait, pendant une bonne partie du 20e siècle, les produits forestiers étaient la principale exportation canadienne.

Dans le cadre de son travail à Ottawa, l’APFC représente le point de vue de l’industrie forestière sur différentes questions commerciales et elle aide ses sociétés membres à cet égard. C’est pourquoi j’ai été à la fois heureux et honoré lorsqu’on m’a demandé de me joindre au ministre du Commerce international, Ed Fast, pour un dîner privé avec l’ambassadeur sortant du Japon, Kaoru Ishikawa.

Le maintien de bonnes relations avec les pays étrangers est une importante composante du travail des Affaires étrangères alors que le ministère du Commerce international se concentre sur les relations d’affaires. Il était donc de mise que le sous-ministre des Affaires étrangères, Morris Rosenberg, et le sous-ministre du Commerce international, Simon Kennedy, assistent au dîner d’adieu de l’ambassadeur du Japon.

Le ministre du Commerce international, Ed Fast (au centre), était l’hôte d’un dîner pour l’ambassadeur sortant du Japon, son excellence Kaoru Ishikawa.  Cette rencontre privée qui a eu lieu à l’édifice Pearson, à Ottawa, réunissait deux sous-ministres fédéraux, trois ambassadeurs, David Lindsay, de l’APFC, et John Manley, du Conseil canadien des chefs d’entreprise.

Le Japon et le Canada partagent une longue histoire de commerce de bois d’œuvre qui remonte à l’ère Meiji, au tournant du 19e siècle. Lors du grand tremblement de terre de Kanto, en 1923, les dommages ont été inouïs et plus de 142 000 personnes ont perdu la vie. De nombreuses maisons de bois ont été détruites par le feu. Peu après ce séisme, un important chargement de bois de construction canadien a été acheminé au Japon, ce qui a grandement contribué aux efforts de reconstruction de Tokyo.

 

Tremblement de terre de Kanto, 1923

Au cours des années, le bois canadien a continué à jouer un rôle considérable dans l’industrie japonaise de la construction. Au début des années 70, une méthode innovatrice de construction en 2×4 (la construction à ossature de bois) était introduite par le Canada et est maintenant utilisée à grande échelle au Japon.

Le 11 mars 2011, le Japon a connu le plus fort séisme de son histoire, qui a déplacé l’île principale d’Honshu de près de 2,4 mètres vers l’est. Le tsunami qui a suivi a atteint des hauteurs de plus de 40 mètres et a semé la destruction sur plus de dix kilomètres à l’intérieur des terres, dans la région de Sendai. 

Tsunami de 2011 au Japon

Une fois encore, le Canada et le secteur forestier ont contribué à la reconstruction après ces événements dévastateurs. Le projet de reconstruction Canada-Tohoku représente une contribution de 4,6 millions de dollars pour aider à reconstruire des installations publiques à l’aide de produits de bois et de technologies avancées du Canada. Le projet est financé conjointement par le gouvernement du Canada (2 millions de dollars), le gouvernement de la Colombie-Britannique (2 millions de dollars), les entreprises forestières canadiennes (460 000 $) et le gouvernement de l’Alberta (150 000 $). 

 

La bibliothèque publique Dunguri Anne, faite de produits de bois canadien

Le Japon est un partenaire commercial de longue date du Canada et nos produits forestiers sont bien intégrés au secteur de la construction au Japon, mais nos ventes à la Chine ont aussi augmenté de façon impressionnante au cours des dix dernières années. Depuis 2001, l’industrie a multiplié ses exportations de bois en Chine par 45. Vingt-six usines de produits de bois ont rouvert leurs portes en Colombie-Britannique grâce au succès des programmes d’exportation vers la Chine. Les exportations totales de produits forestiers en Chine s’élèvent maintenant à plus de 4 milliards de dollars. 

5 principaux marchés d’exportation des produits forestiers canadiens, 2012 (milliers de $CA)

Pays

Pâte

Papier

Bois

Total

États-Unis

2 346 739

6 996 111

6 589 523

15 932 373

Chine

2 635 394

60 470

1 400 101

4 095 966

Japon

306 455

23 519

994 504

1 324 479

Corée du Sud

328 661

7 246

165 426

501 334

Inde

148 813

179 727

9 573

338 114

Établir de nouveaux marchés et trouver des clients dans de nouveaux pays prend du temps, de l’argent et de la détermination. L’APFC est membre du Groupe Produits de bois canadien qui, en partenariat avec Ressources naturelles Canada (RNCan), a élaboré des programmes et des activités de diversification des marchés sur les marchés étrangers, en particulier dans la région Asie-Pacifique.

Poursuivre l’amélioration du commerce sera un élément important des objectifs du programme Vision2020.  C’est donc dire que nous devrons non seulement maintenir de bonnes relations avec nos clients de longue date, comme les États-Unis et le Japon, mais aussi continuer notre croissance sur de nouveaux marchés.

Des marchés diversifiés sont essentiels pour que l’économie forestière canadienne soit résiliente et puisse supporter les variations du marché de l’habitation aux États-Unis et de la demande en produits du bois. Accroître la part de marché et la demande pour les techniques de construction à ossature de bois canadien et pour toute la gamme des produits de bois canadien dans les économies émergentes est un élément important de cette stratégie.

En poursuivant le travail avec le gouvernement et les entreprises forestières à cet égard, l’APFC continuera à suivre les négociations et les politiques commerciales; nous travaillerons avec tous les membres du secteur forestier et avec nos partenaires pour promouvoir l’utilisation des produits forestiers sur les marchés, nouveaux et existants.

Alors, d’une certaine façon, le programme Vision2020 a une perspective mondiale. C’est une stratégie complète pour le secteur forestier et à l’APFC, tous sont enthousiastes à l’idée de participer à tous les aspects de ce programme de croissance.

Si vous avez des commentaires sur le programme Vision2020 en général ou plus particulièrement sur les questions commerciales, je serai heureux de les lire : blog@fpac.ca