Récemment, un groupe de lobbyisme environnemental américain a publié un rapport trompeur sur les papiers sanitaires braqué sur les forêts et les ouvriers forestiers du Canada. Ce rapport n’est qu’une attaque de plus contre nos travailleurs des ressources naturelles et nos villes rurales et nordiques. Elle a été lancée par des groupes d’intérêts des États-Unis qui ne comprennent tout simplement pas à quel point la gestion de nos forêts est faite de façon prudente et durable.

Le rapport, rédigé par l’organisme new-yorkais Natural Resources Defense Council (NRDC), affirme que les consommateurs américains « détruisent » la forêt boréale du Canada en utilisant trop de papier hygiénique. Il ne faut pas oublier que, lors d’une visite à Ottawa en novembre dernier, ce même groupe a déclaré à un auditoire canadien que le Canada ne fait rien en matière de replantation et de régénération des forêts, un flagrant mensonge qui a dûment été dénoncé sur-le-champ. Il suffit de jeter un coup d’œil au Cahier d’information sur la forêt du gouvernement fédéral pour constater l’ampleur de nos efforts de plantation d’arbres et de régénération forestière : plus de 615 millions d’arbres sont plantés chaque année. https://www.rncan.gc.ca/forets/rapport/infographies/20034

Les forestiers professionnels inscrits du Canada prennent soin de nos forêts, non seulement par la planification et la mise en œuvre d’activités de coupe et de reboisement, mais aussi par la promotion de valeurs essentielles comme la protection de la faune, de la biodiversité et de l’eau.

Notre planification méticuleuse de l’aménagement forestier explique en partie pourquoi nous coupons moins de 0,5 % de nos forêts chaque année, pourquoi nous plantons 1 000 arbres chaque minute et pourquoi nous n’avons pas de problèmes de déforestation ou d’exploitation forestière illégale – contrairement à ce qui se passe ailleurs dans le monde.

C’est d’ailleurs grâce aux exigences strictes de l’industrie et à son engagement envers la santé de nos forêts et de leurs écosystèmes que nous avons pu conserver plus de 90 % de notre couvert forestier original.

Plusieurs sourcilleront en apprenant que les sources de fibre de bois de rechange proposées par le NRDC produisent davantage de carbone ou sont issues de pays dotés de pratiques d’aménagement forestier, de travail et de droits de la personne rétrogrades. On peut donc se demander quelles sont les vraies intentions du NRDC.

Quelques faits importants sur les forêts canadiennes :

  • Le cadre d’aménagement forestier du Canada compte parmi les plus rigoureux au monde. Il adopte une approche scientifique quant à la faune et aux écosystèmes forestiers.
  • Pour chaque arbre coupé au Canada, un arbre est planté ou régénéré : c’est la loi.
  • Le taux de déforestation du Canada frôle le zéro (0,01), et la grande majorité des perturbations forestières sont causées par des feux ou des organismes nuisibles.
  • L’industrie forestière fait travailler plus de 12 500 Autochtones et comprend environ 1 400 entreprises forestières autochtones situées partout au pays. D’ailleurs, les communautés autochtones participent aux consultations de planification sur les forêts de leur région, conformément aux lois et aux règlements provinciaux.
  • Les forêts exploitées du Canada sont au front de la lutte contre les changements climatiques. L’édition 2018 du rapport L’État des forêts au Canada de Ressources naturelles Canada le confirme : les régions boisées activement exploitées du Canada continuent de servir de puits pour 20 millions de tonnes de carbone.
  • La zone boréale est vieille de milliers d’années, mais pas les arbres qui s’y trouvent. Selon les tendances naturelles des perturbations, les arbres de la forêt boréale ont une espérance de vie d’environ 100 ans. En planifiant la coupe avant qu’ils ne soient victimes de feux, d’organismes nuisibles ou d’une simple chute, nous pouvons poursuivre des objectifs économiques tout en protégeant l’environnement par la plantation d’arbres et la régénération forestière. Les jeunes forêts absorbent plus de carbone que leurs aînées.
  • Le Canada est le pays qui compte le plus de forêts certifiées par des tiers, ce qui signifie que les consommateurs peuvent avoir l’esprit tranquille. Les produits de nos forêts sont fabriqués de manière écoresponsable et durable.
  • Nous sommes on ne peut plus fiers des normes canadiennes en matière d’emploi, de droits de la personne et de santé et sécurité, qui sont parmi les meilleures au monde.

Notre forêt boréale est un trésor national, et nous allons veiller à ce qu’elle le reste.

Notre approche bien canadienne de la gestion forestière procure à notre pays des avantages sur les plans environnemental, social et économique. C’est pourquoi nous prenons position contre les activistes financés par les États-Unis qui sont prêts à dire n’importe quoi pour étouffer le développement responsable des ressources et, par le fait même, mettre en jeu des emplois canadiens.

L’APFC prend la parole au nom des professionnels du milieu forestier, de leur famille et de leur entourage. Rappelons que le petit jeu du NRDC se joue à deux : comme pour le papier hygiénique, nous tirons la chasse sur le rapport du NRDC.