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Des solutions écoresponsables

Compte tenu d’un taux de déforestation virtuellement nul, de plus de forêts d’origine, de forêts protégées et de forêts certifiées par une tierce partie que tout autre pays et d’une réglementation forestière parmi les plus strictes au monde, le Canada est un chef de file en matière d’environnement et son industrie des produits forestiers a un excellent dossier au plan du recyclage et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2006 et 2007, les membres de l’APFC ont poursuivi leurs progrès au chapitre du rendement environnemental en maintenant leur solide engagement envers l’aménagement forestier durable et la réduction de l’intensité énergétique, des émissions de gaz à effet de serre, des émissions de particules et de l’utilisation de l’eau.

L’industrie canadienne des produits forestiers est un chef de file mondial de l’atténuation des changements climatiques. Les membres de l’APFC ont réduit les émissions de gaz à effet de serre de leurs usines de pâtes et papiers de 57 % depuis 1990 – dix fois les objectifs du Canada selon le protocole de Kyoto. Ils se sont aussi engagés à atteindre la neutralité en carbone dans toute la chaîne d’approvisionnement d’ici 2015.

Initiative de l’APFC sur le développement durable

L’APFC souscrit au développement durable dans l’industrie canadienne des produits forestiers. Son conseil d’administration, formé de ses sociétés membres, a adopté l’l’Initiative de l’APFC sur le développement durable et des principes de développement durable en février 2005 pour guider les efforts individuels et collectifs, par le biais de l’Association, afin de stimuler les progrès environnementaux, sociaux et économiques en faisant rapport publiquement du rendement environnemental du secteur forestier et de ses activités tous les deux ans.

En mai 2009, l’APFC publiait son second rapport sur le développement durable. Un des faits saillants de ce rapport est l’engagement des sociétés membres de l’APFC à atteindre la neutralité en carbone dans toute la chaîne d’approvisionnement, sans achat de crédits compensatoires, d’ici 2015. Pour consulter ou télécharger le Rapport 2009 sur le développement durable, cliquez ici..

 

Aménagement forestier durable et utilisation des ressources

La certification

L’aménagement forestier durable (AFD ) est largement accepté comme un aménagement qui cherche à maintenir et à améliorer la santé à long terme des écosystèmes forestiers au profit de tous les organismes vivants, tout en fournissant des possibilités au plan environnemental, économique, social et culturel aux générations actuelles et futures.

Le Canada abrite la plus grande superficie de forêts certifiées par une tierce partie indépendante et compte 40 % des forêts certifiées dans le monde. Il y a maintenant 145,7 millions d’hectares certifiés selon l’une des trois normes de certification de l’AFD en usage au Canada, soit celles de l’Association canadienne de normalisation (CSA), du Forest Stewardship Council (FSC) et de la Sustainable Forestry Initiative (SFI). Et 66 % de ces territoires sont attribuables aux membres de l’APFC. Le Canada compte pour plus de la moitié des certifications reconnues par le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC ), un programme international, et pour le quart des certifications FSC dans le monde.

La certification fournit des preuves objectives d’une planification et de pratiques d’aménagement forestier durable à l’échelle de la forêt et est conçue pour garantir aux consommateurs que les produits qu’ils achètent proviennent de forêts qui vont au-delà de la conformité aux règlements et sont aménagées selon des normes environnementales et sociales élevées.

L’exploitation forestière illégale

L’origine de la fibre de bois pour la consommation industrielle est de plus en plus associée à un problème très préoccupant au sein de la communauté forestière internationale : l’exploitation forestière illégale. L’exploitation forestière illégale peut contribuer à une grave dégradation de l’environnement et miner la viabilité des produits forestiers récoltés et vendus légalement. En 2006, l’APFC et ses membres ont adopté un énoncé sur l’exploitation forestière illégale qui comprend un engagement à acheter et à utiliser uniquement du bois de source légale. Pour appuyer cet engagement, les membres de l’APFC sont allés plus loin; ils se sont engagés à retracer leurs approvisionnements en fibre jusqu’à leur territoire forestier d’origine avant la fin de 2008, pour assurer aux consommateurs que la fibre de bois qu’ils utilisent provient de sources légales. Les membres de l’APFC sont en voie d’appliquer des mécanismes de traçabilité et des événements récents sur le marché les ont incités à considérer la certification de la chaîne de traçabilité par une tierce partie pour toutes les sources de fibre de bois des usines de fabrication.

La forêt boréale

La forêt boréale forme une vaste bande d’arbres résineux et feuillus qui s’étend sur presque tout l’hémisphère Nord. Le Canada abrite près de 30 % de la forêt boréale dans le monde (50 % se trouve en Russie et le reste en Alaska et dans les pays scandinaves). Soixante-dix pour cent de la forêt boréale canadienne n’a jamais été foulée (par l’industrie forestière) et n’a pas fait l’objet d’activités économiques (importantes), mais il s’agit d’une ressource précieuse. Ainsi, la conservation du milieu boréal est un élément majeur de l’engagement de l’industrie des produits forestiers en matière de développement durable, et c’est pourquoi elle travaille avec des groupes nationaux et internationaux pour voir à l’amélioration continue des pratiques d’aménagement de la forêt boréale et de ses diverses valeurs économiques, sociales et environnementales, comme la faune et ses habitats.

L’industrie canadienne des produits forestiers, et en particulier les membres de l’APFC, se reconnaît l’obligation de gérer efficacement sa présence en forêt boréale au Canada et elle prend cette responsabilité au sérieux. Elle travaille avec des partenaires gouvernementaux et avec le milieu de la conservation, ainsi qu’avec d’autres utilisateurs du territoire, pour prendre des mesures concrètes afin de protéger et d’aménager les portions de la forêt boréale qui sont allouées par les gouvernements pour des activités forestières, notamment par l’utilisation d’outils comme l’aménagement forestier durable et l’aménagement adaptatif, qui gardent un équilibre entre les valeurs sociales, économiques et environnementales.

En 2006, l’APFC et l’Initiative boréale canadienne (IBC) ont signé une entente de planification de la conservation, la première du genre, par laquelle les deux organismes s’engagent à planifier la conservation des valeurs culturelles et écologiques avant l’établissement de nouvelles tenures dans les parties de la forêt boréale qui ne sont pas encore allouées. Dans la même veine, des sociétés membres ont individuellement conclu des partenariats innovateurs avec des groupes de conservation comme Canards Illimités Canada et le Fonds mondial pour la nature Canada (WWF-Canada)

En 2002 était créé le Groupe de travail sur l’intendance de la forêt boréale pour accélérer le rythme d’une gamme d’activités visant l’amélioration de l’état des connaissances scientifiques et générales sur le développement durable de la forêt boréale. Depuis, avec l’aide du Service canadien des forêts (SCF), l’APFC a cartographié 20 % de tous les territoires canadiens sous tenure, dont 25 % de la forêt boréale, afin de déterminer la nature et l’étendue des zones spécialement aménagées à des fins de conservation. Ces informations serviront aux activités de conservation actuelles et futures. Les estimations initiales indiquent qu’une proportion d’environ 40 % de la forêt commerciale constitue un réseau de sites fragiles au plan environnemental, d’habitats fauniques, de milieux humides boisés, de zones riveraines et d’autres secteurs qui ne conviennent pas à la récolte et qui sont protégés par des politiques, officielles ou non

Les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation de l’énergie

Au cours des deux dernières décennies, les membres de l’APFC ont démontré leur détermination à voir aux préoccupations en matière d’énergie et de changements climatiques en réduisant leur intensité énergétique, leur utilisation des combustibles fossiles et les émissions résultantes de gaz à effet de serre.

Dans le cas de la fabrication des pâtes et papiers, les membres de l’APFC ont réduit l’intensité de leurs émissions de gaz à effet de serre (émissions par unité de production) de 7 % entre 2005 et 2007, suivant la tendance amorcée depuis 1990; les usines de pâtes et papiers ont ainsi réduit leurs émissions de gaz à effet de serre totales en valeur absolue de 57 % et l’intensité de leurs émissions de 61 %.

Les membres de l’APFC continuent de réduire leur consommation de combustibles fossiles en les remplaçant par des sources d’énergie renouvelables comme la biomasse à base de résidus. Entre 1990 et 2007, les usines de pâtes et papiers ont fait passer leur dépendance aux combustibles fossiles de 30 % à 15 % et leur utilisation des résidus de biomasse (y compris des sous-produits de fabrication de la pâte et des résidus ligneux comme l’écorce) de 49 % à 58 % de leurs besoins totaux en énergie.

 

L’utilisation de l’eau

Depuis 15 ans, les dioxines ont été virtuellement éliminées des effluents et ces derniers sont maintenant sans effet toxique aigu grâce à l’installation de systèmes de traitement biologique aux usines. Pendant la même période, la quantité de substances exigeantes en oxygène et de matières solides en suspension a aussi été réduite de plus de 90 % et 70 % respectivement, comme l’indiquait le Rapport sur le développement durable 2007 de l’APFC.

Compte tenu de ces améliorations considérables de la qualité des effluents, les membres de l’APFC se concentrent maintenant à réduire leur utilisation de l’eau et la consommation d’énergie qui s’y rattache dans leurs usines de pâtes et papiers, par des investissements dans les infrastructures et dans des technologies et des procédés efficaces à cet égard, comme les garnitures mécaniques et le recyclage de l’eau de refroidissement. L’intensité de l’utilisation de l’eau des usines des membres a chuté de 5 % entre 2005 et 2007, pour une réduction totale de près de 20 % depuis 1999.

Le recyclage des produits

Le Canada est un chef de file mondial dans la récupération des vieux papiers. Les résidus de sciage et le papier recyclé comptent maintenant pour 87 % de la fibre utilisée pour faire de nouveaux papiers et cartons. Par suite de plus de 2 milliards de dollars d’investissements, près de 60 usines utilisent maintenant du papier récupéré pour combler en tout ou en partie leurs besoins en fibre pour la fabrication de papiers d’impression, d’emballages, de papiers à usage domestique et de papier journal. Plus de la moitié du papier utilisé au Canada chaque année est récupérée pour être recyclée.

Les membres de l’APFC, qui croient qu’aucun papier utilisable ne doit être enfoui, appuient une gamme de programmes visant une plus grande récupération des vieux papiers et ils se sont engagés, en 2003, à contribuer à faire passer le taux de récupération au Canada à 55 % d’ici 2012. Mais déjà en 2007, 58 % de tout le papier et de tous les emballages à base de papier utilisés au Canada étaient recyclés, dépassant la cible de 3 % cinq ans avant la date prévue. Cette réalisation peut être attribuée à l’augmentation du recyclage par les Canadiens, à une augmentation substantielle des exportations de papier récupéré et à une légère baisse de la consommation totale de papier et de carton au Canada.

Les émissions atmosphériques

L’industrie canadienne des produits forestiers a fait des progrès considérables pour améliorer la qualité de l’air local depuis dix ans. Entre 1999 et 2007, les émissions de particules totales par tonne de production ont diminué de 65 % et la quantité de soufre réduit total (SRT) émise par tonne de production a diminué de 60 %.

Le Forum des pâtes et papiers sur la qualité de l’air, formé par l’APFC en 2003 par le regroupement de multiples intervenants, avait le mandat d’élaborer une stratégie de collaboration sur 10 ans pour la gestion des émissions atmosphériques des usines de pâtes et papiers. Il s’agissait de se pencher sur les problèmes à long terme de qualité de l’air, sur les objectifs en termes de politiques, sur les exigences des gouvernements fédéral et provinciaux, sur les plans économiques et techniques de l’industrie ainsi que sur les préoccupations des communautés. Le forum était composé de représentants des gouvernements fédéral et provinciaux, de groupes environnementaux, de communautés autochtones et de l’industrie, et son travail a fourni une fondation solide pour le développement de cibles et d’échéanciers axés sur un consensus dans le cadre du Programme de réglementation de la qualité de l’air rendu public par le gouvernement fédéral en avril 2007.

Les sociétés membres de l’APFC ont également travaillé avec Environnement Canada pour mettre sur pied une étude de la combustion des produits forestiers et ont encouragé la collecte des données de 2006 dans toute l’industrie des produits du bois en 2008. Environnement Canada continue à recueillir et à évaluer les données et les résultats seront présentés dans le rapport sur le développement durable 2011 de l’APFC , ce qui étendra la déclaration des résultats environnementaux au-delà du segment des pâtes et papiers pour englober celui des produits du bois.

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