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Communiqués de presse

Le monopole du rail coûte 280 millions de dollars par an à l’industrie des produits forestiers

02 mai 2007, Ottawa, ON

Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), s’adressera aujourd’hui au Comité sénatorial des transports et des communications dans le cadre de l’étude du projet de loi C-11, la Loi modifiant la Loi sur les transports au Canada et la Loi sur la sécurité ferroviaire et d’autres lois en conséquence. Il demandera à cette occasion qu’on accentue la concurrence dans le système de transport ferroviaire de marchandises et qu’on adopte de nouvelles mesures pour que les entreprises expéditrices puissent contester les coûts déraisonnables imposés par les chemins de fer.

« L’industrie des produits forestiers verse plus de 280 millions de dollars par année en coûts de transport supplémentaires en raison du monopole du rail », explique M. Lazar. « Il est temps que le gouvernement fasse quelque chose. L’absence de concurrence sur une grande partie du système ferroviaire donne lieu à des coûts de transport beaucoup plus élevés pour les expéditeurs canadiens, en particulier en région éloignée où ils sont « captifs » des chemins de fer. Cela a un impact sur les tarifs et sur le service pour la majorité de nos usines au pays. »

Pour une économie qui dépend des exportations comme celle du Canada, expédier des produits vers les marchés rapidement et de façon peu coûteuse est essentiel à la compétitivité. L’industrie des produits forestiers est le plus grand utilisateur de transport par rail au Canada et sa contribution aux revenus des sociétés ferroviaires est de plus de 2 milliards de dollars par année. Un rapport récent de Travacon Research Limited signale que là où la concurrence existe pour le trafic ferroviaire, les paiements aux chemins de fer ne devraient pas dépasser 20 % des coûts variables des entreprises en fonction des volumes expédiés. Les membres de l’APFC paient toutefois une somme supplémentaire de 280 millions de dollars au-delà de ce prix « compétitif », car ils sont captifs de leurs fournisseurs.

« Comme les autres industries exportatrices du Canada, l’industrie des produits forestiers est confrontée à une concurrence féroce des producteurs étrangers à faibles coûts sur les marchés intérieurs et internationaux », poursuit M. Lazar. « Les coûts de transport non concurrentiels et déraisonnables ainsi que le service inadéquat découlant de l’absence de concurrence minent la position concurrentielle de l’industrie. C’est simple : un réseau ferroviaire concurrentiel profitera grandement non seulement au secteur des produits forestiers, mais à l’ensemble des exportateurs canadiens.».

Le projet de loi C-11 ne fournit pas aux expéditeurs des protections additionnelles contre les tarifs déraisonnables et les augmentations des frais accessoires, ni contre les conflits relatifs aux problèmes de service. C’est pourquoi l’industrie cherche à faire modifier la Loi sur les transports au Canada, en particulier à faire étendre la portée de l’arbitrage de l’offre finale afin de donner aux expéditeurs un recours commercial plus efficace en ce qui concerne les coûts et le service des sociétés ferroviaires.

« Il est essentiel que la disposition relative à l’arbitrage de l’offre finale soit renforcée afin de permettre aux expéditeurs de contester les hausses déraisonnables et arbitraires de tarifs et les frais accessoires rarement négociables », conclut M. Lazar.

Téléchargé une copie du rapport de Travacon Research Limited (disponible en anglais seulement).

L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards de dollars par année et 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.


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Isabelle Des Chênes
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