Selon l’industrie des produits forestiers, le nouveau plan vert ne reconnaît pas les efforts des industries qui ont agi tôt et est plutôt punitif à leur égard
26 avril 2007, Ottawa, ON
L’industrie canadienne des produits forestiers a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 54 % depuis 1990
OTTAWA – 26 avril 2007 – L’Association des produits forestiers du Canada (APFC), qui représente les plus grands producteurs industriels d’énergie renouvelable, a critiqué aujourd’hui le nouveau cadre réglementaire du gouvernement sur les émissions atmosphériques industrielles, car il ne reconnaît pas suffisamment les mesures précoces prises par certains secteurs pour ce qui est des émissions de gaz à effet de serre.
« La reconnaissance des efforts des industries qui ont agi tôt afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre est tout simplement inadéquate », a affirmé Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « Depuis 1990, notre industrie a déjà réduit de 54 % l’intensité de ses émissions. Demander de les réduire encore de 18 % d’ici 2010 sans reconnaître ce qui a déjà été fait est tout à fait irréaliste. Et le message que véhicule le gouvernement est que les entreprises responsables au plan environnemental ne sont pas reconnues et sont même pénalisées, car il aurait été plus avantageux d’attendre les règlements. »
« Les membres de l’APFC n’ont pas attendu la réglementation; ils ont plutôt décidé d’agir rapidement en matière de changements climatiques et de qualité de l’air parce que c’était sensé, autant du point de vue environnemental que de celui de la compétitivité », a poursuivi M. Lazar. « L’industrie a déjà procédé à des améliorations environnementales majeures depuis 1990, principalement grâce à une modernisation de grande envergure et à une transformation de son modèle énergétique qui l’a fait passer des combustibles fossiles à l’énergie propre et renouvelable de la biomasse. Ces changements ont aussi fait évoluer l’industrie, qui était l’un des plus grands utilisateurs industriels d’énergie au Canada, vers son objectif ultime, soit d’être une source nette d’énergie verte. »
Au cours de la dernière décennie, l’industrie a investi dans la modernisation de ses installations et l’adoption de procédés innovateurs dans un effort constant pour améliorer son rendement environnemental, pour limiter son impact sur les changements climatiques et pour accroître sa compétitivité à l’échelle internationale. Depuis 1990, les membres de l’APFC ont non seulement réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 44 % (7 fois les objectifs de Kyoto, sans utiliser de compensation), mais ils l’ont fait tout en augmentant leur production de 20 %, en améliorant l’intensité de leurs émissions par tonne de production de 54 %, en améliorant la qualité de l’air de 60 %, en diminuant leur consommation de combustibles fossiles de 45 % et en réduisant leurs déchets à enfouir de 40 %. Et ils sont prêts à aller encore plus loin.
L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards de dollars par année et 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.
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