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Communiqués de presse

Dollar : la progression vers la parité menace des emplois de haute technologie bien rémunérés dans le secteur forestier

18 septembre 2007, Ottawa, ON

Réagissant à l’envolée record du dollar canadien vers les 97 cents américains, le président de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) presse le gouvernement fédéral et la Banque du Canada de prendre rapidement des mesures pour atténuer les dommages que cette appréciation rapide inflige au secteur manufacturier canadien.

Le dollar s’échange au-dessus de 97 cents pour la première fois en 30 ans. Il a connu une hausse de plus de 10 % par rapport au début de 2007, où il s’établissait à 88 cents, et de plus de 53 % par rapport à sa valeur d’il y a cinq ans ce mois-ci, qui était de 63 cents. Cette situation place une pression énorme sur l’industrie canadienne des produits forestiers et sur le secteur manufacturier dans son ensemble. Depuis 2002, le secteur manufacturier du Canada a perdu 110 000 emplois, dont 32 000 dans le secteur forestier.

« L’industrie des produits forestiers emploie plus de 340 000 Canadiens dans des postes bien rémunérés, de haute technologie et de productivité élevée. En fait, une étude a estimé que les salaires et avantages moyens dans l’industrie forestière approchaient les 70 000 dollars par année, soit des salaires de grands centres dans des collectivités rurales », a expliqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « Aujourd’hui, l’industrie est un pilier de l’économie rurale et représente 3 % du PIB canadien, plus que les secteurs pétrolier et gazier, que les mines et que la fabrication automobile. C’est aussi, et de loin, l’activité industrielle la plus importante et la mieux répartie dans les régions rurales canadiennes; en effet plus de 300 localités de Terre-Neuve à l’île de Vancouver dépendent de notre industrie pour leur bien-être économique. Il faut faire plus pour s’assurer que ces emplois restent au Canada. »

L’industrie des produits forestiers, qui exporte chaque année pour plus de 40 milliards de dollars de produits sur les marchés extérieurs, est particulièrement vulnérable à la montée rapide et soutenue de la valeur du dollar. L’intensité des exportations de cette industrie, combinée au fait que ses principaux intrants (fibre, énergie et main-d’œuvre) proviennent du Canada, la classe parmi les plus vulnérables aux chocs de taux de change. L’industrie a fait des efforts considérables pour améliorer sa productivité et réduire ses coûts dans le but de rester concurrentielle. La pression due à la hausse du dollar donne une nouvelle urgence à la nécessité de réformer des politiques gouvernementales afin d’améliorer le climat commercial pour l’industrie des produits forestiers et les autres manufacturiers exportateurs. C’est d’une importance cruciale pour que l’industrie canadienne demeure concurrentielle et attire les rares investissements.

M. Lazar demande aux autorités monétaires du pays d’utiliser le pouvoir dont elles disposent pour gérer l’appréciation de notre monnaie et l’impact qu’elle a sur de grandes régions du pays. « La Banque du Canada doit agir dans l’intérêt de l’économie canadienne en général et s’attarder plus particulièrement aux grands facteurs économiques et régionaux, y compris la montée rapide du dollar canadien, dans les décisions qu’elle prend. Le taux de change Canada/États-Unis étant déjà à un sommet générationnel, nous croyons que la Banque ne considère pas assez sérieusement le bien-être économique de centaines de collectivités dans de vastes régions du Canada. »

« L’industrie s’efforce de s’adapter et d’améliorer son efficacité et sa productivité pour atténuer l’impact de la hausse du dollar, mais les gouvernements sont également responsables de s’ajuster à une économie mondiale en évolution », a conclu M. Lazar. « Des mesures rapides dans des secteurs comme la fiscalité, la politique sur les fusions et la concurrence dans le transport ferroviaire peuvent aussi jouer un rôle important en facilitant le renouvellement de l’industrie et en aidant le secteur forestier à s’adapter à un dollar plus fort. Étendre la déduction pour amortissement accéléré serait un bon point de départ. »

L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards de dollars par année et 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.


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Pour plus d’information, communiquez avec :

Isabelle Des Chênes
Directrice, Communications
Association des produits forestiers du Canada
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ideschenes@fpac.ca

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