Communiqués de presse |
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Déclaration de l’association des produits forestiers du Canada concernant un rapport de l’AIE qui contient des données erronées09 novembre 2009L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié récemment un rapport intitulé Energy Technology Transitions for Industry, qui demande aux gouvernements et aux manufacturiers de considérer les technologies à faibles émissions de carbone comme partie intégrante de leurs stratégies en matière de changements climatiques. L’AIE joue un rôle conseil auprès du G-8 et d’autres nations quant aux stratégies relatives à la « prochaine révolution industrielle », mais l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) croit qu’elle le fait avec des données erronées et des hypothèses douteuses. L’APFC fait part de ses préoccupations à l’AIE depuis quelques années sans que des mesures correctives aient été prises. Et nous ne sommes pas seuls. Beaucoup d’autres représentants industriels et experts techniques internationaux d’organismes comme l’American Forest and Paper Association et la Confédération européenne de l’industrie papetière partagent nos inquiétudes et ont exposé des points de vue similaires à l’AIE. Ce qui est particulièrement contrariant pour l’APFC est que les auteurs du rapport ont eux-mêmes admis que leurs données étaient « fortement » erronées (voir plus bas et ci-joint) : « Bien que je reconnaisse qu’il y a encore de sérieux problèmes de données à résoudre, nous croyons que nous devons continuer à publier l’analyse du secteur… » La position de l’APFC est en effet très différente. Les recherches actuelles et les progrès réels réalisés sur le terrain par l’industrie canadienne des produits forestiers, et plus particulièrement par le secteur des pâtes et papiers, reflètent une autre réalité que celle que décrit le rapport de l’AIE. Ce rapport affirme que les industries manufacturières du Canada sont parmi les moins efficaces dans le monde pour ce qui est du carbone et il critique particulièrement le secteur canadien des pâtes et papiers pour son incapacité à réduire son intensité énergétique et à adopter de nouvelles technologies plus efficaces. En réalité, depuis 1990, les usines de pâtes et papiers des sociétés membres de l’APFC ont réduit leur intensité énergétique de 22 %, l’intensité de leurs émissions de GES de 61 % et leurs émissions de GES en chiffres absolus de 57 %. C’est ainsi que les émissions de dioxyde de carbone du secteur ont diminué de huit millions de tonnes. Ces mesures précoces sont sans équivalent dans l’industrie canadienne. Pendant la même période, nos membres ont adopté de façon croissante la biomasse renouvelable, qui comble maintenant près de 60 % des besoins en énergie de leurs usines de pâtes et papiers, ce qui fait que l’intensité des émissions de GES est beaucoup moins forte que dans d’autres secteurs industriels et ce qui a permis de réduire de moitié la part des combustibles fossiles dans la consommation totale d’énergie. Le rapport mentionne la gazéification de la liqueur noire et le captage et le stockage du carbone comme les deux principales technologies pour faire progresser l’efficacité énergétique et réduire les émissions de GES dans le secteur des pâtes et papiers. En réalité, la gazéification de la liqueur noire fait l’objet de recherches dans le monde entier, mais la technologie n’a pas encore fait ses preuves. Par ailleurs, l’applicabilité du captage et du stockage du carbone est très limitée dans le secteur des pâtes et papiers. L’industrie canadienne des produits forestiers se classe au quatrième rang des secteurs industriels canadiens pour ce qui est des dépenses en R&D. Nous cherchons des technologies réellement transformatrices, pour aller au-delà d’une simple réduction de nos émissions directes. L’objectif ultime consiste à produire une gamme de nouveaux bioproduits qui remplaceront les produits actuels dont l’intensité en carbone est beaucoup plus forte. L’AIE joue un rôle influent dans l’élaboration des politiques à l’échelle mondiale et dans de nombreux pays, au niveau national et infranational, car elle est considérée comme une source fiable d’informations comparables sur le plan international. C’est pourquoi il est impératif que ses travaux soient réalisés avec le plus grand soin, en particulier aujourd’hui, quand l’accent est mis sur « la course mondiale à l’énergie renouvelable », par laquelle nous verrons des économies se rebâtir sur une plateforme où l’empreinte du carbone est plus faible, ouvrant ainsi de nouveaux marchés. Nous croyons qu’en comparant des données qui ne sont pas comparables, l’AIE a tiré des conclusions fortement trompeuses qui ne devraient pas constituer la base du dialogue entre les responsables de l’élaboration des politiques ou les autres intervenants dans ce secteur. L’APFC et ses partenaires seraient heureux d’avoir la possibilité de travailler en étroite collaboration avec l’AIE pour corriger ses données et revoir sa méthodologie afin de produire de nouvelles informations qui fourniraient à tous une base solide d’analyse pour aller de l’avant. Pour plus d’information, veuillez communiquer avec : ContexteCommentaires détaillés remis à l’AIE par l’APFC sur le contenu de son rapport 2009 :
L’APFC considère également que l’analyse du rendement par rapport aux meilleures techniques disponibles (MTD) est extrêmement douteuse.
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