L'industrie des produits forestiers presse le gouvernement de tirer parti de son expérience
27 février 2007, Ottawa, ON
L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) a demandé aujourd’hui au gouvernement fédéral de reconnaître trois impératifs pour conserver des emplois au Canada tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Depuis 1990, les membres de l’APFC ont non seulement réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 44 % (7 fois les objectifs de base du protocole de Kyoto), mais ils l’ont fait en augmentant leur production de 20 %. L’intensité des émissions par tonne de production s’est donc améliorée de 54 % et la qualité de l’air de 60 %, mais l’industrie est prête à faire plus par l’entremise de l’adoption de règlements intelligents et d’un régime fiscal qui appuie sa modernisation. L’APFC a fait ces commentaires lors de sa présentation au Comité législatif de la Chambre des communes qui étudie le projet de loi C-30 sur la qualité de l’air.
« Nos membres sont déterminés à voir à ce que leurs activités aient le plus faible impact possible sur la planète », a indiqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « C’est pourquoi nous n’avons pas attendu les règlements, mais sommes allés de l’avant sur les questions de développement durable, comme les changements climatiques et la qualité de l’air, parce que c’est sensé, autant du point de vue environnemental que de celui de la compétitivité. »
Au cours des dix dernières années, l’industrie canadienne des produits forestiers a investi plus de 8 milliards de dollars pour moderniser ses installations et adopter des procédés innovateurs dans un effort continu pour améliorer son rendement environnemental. En passant des combustibles fossiles à la biomasse, qui est une source d’énergie propre, verte et neutre en carbone dérivée de sous-produits de l’industrie comme l’écorce, la sciure et les rabotures, l’industrie a réduit sa dépendance envers les combustibles fossiles au point où le secteur des pâtes et papiers comble lui-même 60 % de ses besoins en énergie à partir de sources renouvelables. Le secteur est devenu la principale source industrielle de cogénération (production de chaleur et d’électricité) au Canada, qui est alimentée en grande partie par la biomasse neutre en carbone.
« Aujourd’hui, nous demandons aux députés de reconnaître trois impératifs au chapitre des politiques », a poursuivi M. Lazar. « D’abord, les gouvernements doivent continuer à tenir compte des réductions réalisées depuis l’année de référence 1990 lorsqu’ils établissent des cibles, pour ne pas désavantager les industries qui ont déjà agi pour réduire leurs émissions. S’ils ne le font pas, ils enverront le message que les entreprises responsables au plan environnemental n’ont pas de mérite et sont même pénalisées, car il aurait été plus avantageux d’attendre la réglementation. »
« Deuxièmement, la seule façon d’atteindre le double objectif de réduire les émissions et de conserver les emplois au Canada est d’accélérer le renouvellement du capital et la modernisation de l’industrie. Le système fiscal constituerait un bon point de départ à cet égard », a expliqué M. Lazar. « Enfin, un mécanisme comprenant des plafonds et des échanges de crédits, combiné à un système de compensation, sera inévitablement la solution environnementale à moindre coût pour réduire les émissions et stimuler la créativité du marché, par rapport à une réglementation normative et lourde à gérer. »
L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 3 % du PIB du Canada et elle exporte pour plus de 40 milliards de dollars de bois, de pâte et de papier chaque année. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans des centaines de collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.
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