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Communiqués de presse

L’industrie des produits forestiers rend public le rapport d’un groupe de travail sur son avenir

08 mai 2007, Ottawa, ON

L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) a rendu public le rapport du Groupe de travail sur la compétitivité de l’industrie des produits forestiers, intitulé L’industrie à la croisée des chemins : choisir la voie vers le renouvellement. Le Groupe de travail a été formé pour répondre aux préoccupations croissantes et largement répandues à propos de la situation actuelle de l’industrie canadienne et de ses perspectives d’avenir. Son mandat était d’évaluer les conditions d’accueil offertes à l’industrie canadienne des produits forestiers en s’attardant particulièrement à déterminer les possibilités qui permettraient au secteur d’accélérer le rythme des investissements en capital et celui de l’innovation.

« Notre industrie des produits forestiers doit faire un choix fondamental », selon Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « Ou elle poursuit son chemin de la même façon et voit ses possibilités pour l’avenir s’amenuiser ou encore elle accepte la réalité d’un environnement mondial en pleine évolution et fait tout ce qu’elle peut pour tirer parti des opportunités qui se présentent. Bien que ce soit à l’industrie de se transformer en devenant plus concurrentielle sur le plan des coûts, en mettant l’accent sur l’investissement, en redressant sa structure et en adoptant une orientation pour l’avenir, les gouvernements doivent offrir des conditions favorables pour y arriver. »

« Le rapport conclut que malgré les difficultés actuelles, on peut revitaliser le secteur forestier canadien en profitant de la croissance des marchés internationaux pour les produits forestiers », a poursuivi M. Lazar. « En fait, le Groupe de travail croit que le Canada peut et devrait se trouver au premier rang dans la redéfinition de la réussite de l’industrie mondiale de la forêt et du papier aux plans social, économique et concurrentiel pour le 21e siècle. Toutefois, il faut que les entreprises, les gouvernements, les travailleurs ainsi que les collectivités choisissent la voie du renouvellement, car cela ne se produira pas sans aide. »

Le secteur canadien des produits forestiers est le plus grand exportateur mondial de produits forestiers. Il s’agit d’une industrie de 84 milliards de dollars qui représente 3 % du PIB du Canada. L’industrie dispose d’un certain nombre d’avantages concurrentiels majeurs, notamment la qualité et la diversité de la fibre canadienne, la proximité de l’immense marché américain, une main-d’œuvre qualifiée et, dans certaines provinces, de l’électricité relativement bon marché.
Le rapport présente en détail la voie du renouvellement, qui comprend trois aspects principaux :

  • Réduire les coûts : Dans un marché mondial de plus en plus compétitif, la capacité des producteurs canadiens à être concurrentiels sur le plan des coûts par rapport à leurs principaux rivaux internationaux est essentielle à leur viabilité économique. Les quatre principaux coûts d’intrants pour la majorité des produits sont la fibre, la main-d’œuvre, l’énergie et le transport. Depuis quelques années, l’industrie a entrepris des changements d’envergure afin d’améliorer sa compétitivité en matière de coûts et des changements plus rapides encore seront nécessaires au cours des prochaines années. Le gouvernement doit aussi accélérer le rythme des réformes de ses politiques afin de permettre le renouvellement de l’industrie forestière canadienne. Par exemple, l’analyse du Groupe de travail a démontré que l’incapacité de la politique de transport ferroviaire à fournir un avantage concurrentiel face à l’emprise des chemins de fer sur le marché a coûté à l’industrie forestière canadienne 280 millions de dollars l’an dernier.
  • Améliorer la structure de l’industrie : La restructuration et la consolidation en cours dans l’industrie mondiale des produits forestiers constituent une occasion pour créer, au Canada, une structure industrielle mieux adaptée au nouveau marché mondial. Bien que le Canada se classe parmi les plus grands producteurs et exportateurs de produits forestiers au monde, jusqu’au début de 2007 aucune société canadienne de produits forestiers ne comptait parmi les 20 plus importantes au monde. C’est en partie le résultat de politiques fédérales et provinciales qui restreignaient la capacité de l’industrie à adapter sa structure et ses opérations pour répondre à la demande des marchés internationaux. Des investissements accrus en capital sont aussi essentiels au renouvellement de l’industrie forestière canadienne. Malgré des dépenses de 4 milliards de dollars l’an dernier, des sommes équivalentes seraient nécessaires dans les années à venir pour maintenir et améliorer la position concurrentielle de l’industrie forestière canadienne. Attirer les investissements est fondamentalement du ressort de l’industrie, mais la qualité des conditions créées par le cadre stratégique public a une incidence indéniable sur le processus. Les gouvernements peuvent ainsi faciliter le processus de renouvellement par un climat fiscal et d’investissement plus concurrentiel à l’échelle de la planète, ainsi que par une nouvelle approche en ce qui a trait aux tenures forestières et aux fusions.
  • Préparer un avenir favorable : Malgré les difficultés actuelles, des facteurs comme la forte croissance économique à l’échelle mondiale, les nouvelles technologies innovatrices et la préoccupation croissante envers les changements climatiques et le développement durable suscitent des possibilités sans précédent pour l’industrie forestière canadienne. Pour réaliser ce potentiel, il faudra une forte capacité concurrentielle dans les secteurs de base et les produits traditionnels. Il faudra également mettre l’accent sur des priorités comme l’amélioration continue du rendement en matière de développement durable et d’aménagement forestier durable, une démarche davantage axée sur la clientèle, des activités accrues de développement des marchés et un engagement soutenu en recherche et innovation.

« Tirer parti des nouvelles possibilités dans l’industrie mondiale des forêts et du papier représente une façon durable de revitaliser l’un des plus importants secteurs industriels du Canada et a une importance particulière pour l’autonomie et le bien-être économique de centaines de collectivités rurales au Canada », a conclu M. Lazar.

Lisez les faits saillants du rapport. Lisez le rapport, L’industrie à la croisée des chemins : choisir la voie vers le renouvellement.

L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards de dollars par année et 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.


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Pour plus d’information, communiquez avec :

Isabelle Des Chênes
Director, Communications
Association des produits forestiers du Canada
(613) 563-1441 ext: 323
ideschenes@fpac.ca

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