L’industrie des produits forestiers demande au gouvernement de reconnaître les mesures précoces en matière de changements climatiques
24 avril 2007, Ottawa, ON
L’industrie a augmenté sa production de 20 % tout en réduisant ses émissions de GES de sept fois les objectifs de Kyoto
Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), s’adressera aujourd’hui au Comité sénatorial de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles dans le cadre de son examen du projet de loi C-288, la Loi visant à assurer le respect des engagements du Canada en matière de changements climatiques en vertu du Protocole de Kyoto. M. Lazar demandera au gouvernement d’utiliser 1990 comme année de référence pour le calcul des réductions d’émissions, à défaut de quoi les entreprises responsables au plan environnemental comprendront que leur attitude n’est pas reconnue et est même pénalisée, car il aurait été plus avantageux d’avoir attendu la réglementation.
M. Lazar expliquera aussi en détail comment le volume de production de l’industrie a augmenté de 20 % depuis 1990, pendant que l’industrie apportait des améliorations majeures à son efficacité globale, ce qui lui a permis de réduire l’intensité de ses émissions par unité de production de 54 %.
« Les améliorations réalisées par le secteur en matière d’environnement sont le résultat d’une modernisation de grande envergure, d’une transformation de son modèle énergétique qui l’a fait passer des combustibles fossiles à l’énergie propre et renouvelable de la biomasse. Ces changements ont aussi fait évoluer l’industrie, l’un des plus grands utilisateurs industriels d’énergie au Canada, vers son objectif ultime, soit d’être une source nette d’énergie verte », a expliqué Avrim Lazar. Au cours de la dernière décennie, l’industrie a investi plus de 24 milliards de dollars dans la modernisation de ses installations et l’adoption de procédés innovateurs dans un effort constant pour améliorer son rendement environnemental, pour limiter son impact sur les changements climatiques et pour accroître sa compétitivité à l’échelle internationale. Elle comble actuellement 60 % de ses besoins en énergie grâce à des combustibles écologiques et renouvelables et de nombreuses nouvelles technologies en voie de développement permettraient de faire passer ce pourcentage à 100 %.
M. Lazar abordera également les avantages de la modernisation quant à la qualité de l’air et à l’environnement, qui ont été considérables. Les membres de l’APFC ont non seulement réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 44 % (7 fois les objectifs de Kyoto, sans utiliser de compensation), mais aussi diminué leur consommation de combustibles fossiles de 45 %, amélioré la qualité de l’air de 60 % et réduit leurs déchets à enfouir de 40 %.
Enfin, M. Lazar fera part du désir de l’industrie de voir bientôt l’adoption de règlements sur les émissions. « La leçon à retenir de l’expérience de l’industrie des produits forestiers est qu’une modernisation en profondeur des procédés industriels est essentielle à toute stratégie relative aux changements climatiques », a ajouté M. Lazar. « Les membres de l’APFC n’ont pas attendu la réglementation; ils ont plutôt décidé d’agir rapidement en matière de changements climatiques et de qualité de l’air parce que c’est sensé, autant du point de vue environnemental que de celui de la compétitivité. Bien que nous soyons fiers de nos réalisations en termes de réduction des émissions et que nous soyons déterminés à aller encore plus loin, nous espérons que le gouvernement reconnaîtra le travail des industries qui, comme celle des produits forestiers, ont commencé tôt à agir pour réduire leurs émissions. »
L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards de dollars par année et 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.
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