L’industrie des produits forestiers demande une réaction rapide du gouvernement à l’augmentation de la valeur du dollar
28 mai 2007, Ottawa, ON
Le président de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) a demandé aujourd’hui au gouvernement et à la Banque du Canada de prendre rapidement des mesures pour atténuer les dommages que l’appréciation rapide du dollar canadien cause à l’industrie des produits forestiers du Canada.
Depuis 5 ans, le dollar canadien s’est apprécié de 42 % par rapport à son homologue américain. Cette situation a placé une pression énorme sur l’industrie canadienne des produits forestiers et sur plus de 300 localités, de Terre-Neuve à la Colombie-Britannique, qui dépendent de l’industrie pour leur bien-être économique. Depuis 2002, le secteur manufacturier canadien a perdu 110 000 emplois, dont 32 000 dans le secteur forestier. Malgré les fermetures d’usines et les pertes d’emplois récentes, l’industrie forestière canadienne demeure un secteur industriel de premier plan au pays, représentant 60 % de l’excédent sur marchandises et une plus grande part du PIB que les secteurs de l’automobile ou du pétrole et du gaz. L’industrie emploie plus de 300 000 Canadiens dans des postes bien rémunérés, principalement dans des communautés rurales et éloignées partout au Canada.
« La montée sans précédent de la valeur du dollar canadien a exacerbé d’autres difficultés du secteur, comme l’arrivée de rivaux étrangers à faible coût sur les marchés internationaux et le brusque ralentissement de la construction résidentielle aux États-Unis », a indiqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « Grâce à son long parcours de réussite sur les marchés mondiaux, l’industrie canadienne des produits forestiers a prouvé à maintes reprises qu’elle pouvait surmonter des difficultés majeures. Mais bien qu’elle puisse s’adapter à une monnaie forte, ce taux d’appréciation jamais atteint auparavant cause des bouleversements graves dans l’industrie et dans plusieurs des localités où nous avons des activités, en particulier lorsqu’il est combiné avec les autres défis que doit relever le secteur forestier actuellement. »
L’APFC a publié récemment le document L’industrie à la croisée des chemins : choisir la voie vers le renouvellement, le rapport du Groupe de travail sur la compétitivité de l’industrie des produits forestiers. Ce groupe de travail, composé de grands dirigeants d’entreprise et d’autres chefs de file du secteur canadien des produits forestiers, a conclu qu’un marché mondial en évolution offre des occasions et des défis sans précédent à l’industrie canadienne des produits forestiers et que le secteur peut et doit demeurer un élément essentiel du tissu social et économique du Canada pour les décennies à venir. L’un des éléments clés pour réaliser ce potentiel est d’attirer les investissements nécessaires pour renouveler les usines canadiennes, un processus inhibé par la valeur du dollar.
« L’industrie canadienne des produits forestiers montre un solide dossier en matière de productivité, par rapport à ses concurrents américains et à l’économie canadienne dans son ensemble », a poursuivi M. Lazar. « Mais il faut attirer plus de capitaux pour faire encore mieux dans l’avenir. Non seulement l’appréciation effrénée du dollar mine la compétitivité de nos coûts, mais elle réduit aussi l’intérêt d’investir au Canada. »
Tout en reconnaissant que le Canada n’a aucun contrôle sur de nombreux facteurs qui influencent la valeur des monnaies, l’APFC demande aux autorités monétaires du pays d’utiliser le pouvoir dont elles disposent pour gérer l’appréciation de notre dollar et son impact sur de grandes régions du pays. De plus, des mesures gouvernementales rapides dans des secteurs comme la réforme fiscale, la politique sur les fusions et la compétitivité du transport ferroviaire peuvent jouer un rôle important en permettant le renouvellement de l’industrie et en aidant le secteur forestier à s’adapter à un dollar plus fort.
L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards de dollars par année et 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.
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