L'industrie des produits forestiers accueille favorablement les mesures prises par le gouvernement fédéral concernant le dendroctone du pin
23 mars 2007, Ottawa, ON
L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) a félicité aujourd’hui le gouvernement du Canada pour les mesures qu’il a annoncées concernant la lutte contre la dissémination du dendroctone du pin dans sa trajectoire vers l’est du pays. Le fonds de 25 millions de dollars permettra d’appuyer les activités visant la récupération des arbres infestés, la coupe des forêts de pins susceptibles d’être attaquées ou favorables à la reproduction de l’insecte et l’établissement de cartes permettant de mieux cibler la menace de dissémination.
« L’avenir de l’industrie canadienne des produits forestiers, peut-être plus que celui de tout autre secteur industriel, dépend fortement du bien-être constant des écosystèmes canadiens. S’occuper des dommages subis et élaborer des stratégies pour éviter d’autres épidémies sont nécessaires pour maintenir la santé des forêts canadiennes », a déclaré Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « Bien que l’annonce d’aujourd’hui soit importante pour l’industrie, elle l’est aussi pour les collectivités qui se trouvent dans la trajectoire du dendroctone vers l’Est. »
En Colombie-Britannique, l’épidémie actuelle de dendroctone du pin a détruit une superficie de forêts équivalente à celle du Nouveau-Brunswick et l’insecte a traversé les Rocheuses vers l’Alberta, avec de graves conséquences sur l’industrie et les localités qui en dépendent. Cette épidémie, qui menace maintenant de s’étendre au reste du pays, est directement attribuable aux températures douces qui ont permis aux populations de l’insecte de survivre à l’hiver. Il est clair que la santé économique de l’industrie dépend entièrement de la santé des forêts et que les changements climatiques présentent des défis à cet égard, comme le montre l’épidémie actuelle.
« Les conséquences dévastatrices de l’épidémie de dendroctone du pin témoignent de la vulnérabilité de l’environnement et de l’économie canadienne par rapport au changement du climat », a poursuivi M. Lazar. « Pour cette raison, bien que les gouvernements se concentrent sur l’application de mesures d’atténuation des changements climatiques, il est important qu’ils préparent également des stratégies qui donnent plus d’importance aux mesures d’adaptation. Notre climat a déjà changé et nous ne devons pas nous attarder simplement à la façon de réduire l’impact du Canada sur le climat, mais aussi à la façon de s’adapter à l’impact d’un climat changeant ».
L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 3 % du PIB du Canada et elle exporte pour plus de 40 milliards de dollars de bois, de pâte et de papier chaque année. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans des centaines de collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.
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