Selon l’industrie forestière, le discours du Trône rate sa cible
19 novembre 2008, Ottawa, ON
Quand il s’agit de « l’importance de la sécurité d’emploi pour les familles et les collectivités », comme on l’a entendu aujourd’hui dans le discours du Trône, l’Association des produits forestiers du Canada pense que le gouvernement fédéral doit prêter davantage attention à un secteur qui est le poumon de 300 localités au Canada.
« Après avoir écouté le discours du Trône, nous sommes extrêmement préoccupés par le fait que le gouvernement appuie le renflouement des secteurs de l’aérospatiale et de l’automobile tout en laissant pour compte, dans une large mesure, le secteur forestier. Le gouvernement doit se rappeler que le secteur forestier emploie plus de Canadiens que ces deux industries réunies et qu’il représente 12 pour cent du PIB manufacturier du pays. Nous ne voulons pas de fonds de sauvetage, mais nous voulons que le gouvernement nous considère comme une priorité au plan des politiques et qu’il travaille avec nous dans le cadre d’une initiative plus large pour stimuler l’économie, notamment en s’assurant que le marché du crédit reste solide », a indiqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC).
L’industrie forestière sait ce que « temps difficiles » signifie. Le secteur a subi un fort ralentissement de la demande, qui s’est soldé par la perte de près de 25 000 emplois depuis deux ans, en raison de la baisse des mises en chantier aux États-Unis, de la flambée du dollar, du conflit sur le bois d’œuvre, de l’épidémie de dendroctone du pin en Colombie-Britannique et de la hausse des coûts de l’énergie.
« Nous avons dû nous réinventer pour devenir moins lourds, plus efficaces et plus verts. Contrairement à certains secteurs, nous nous sommes déjà serré la ceinture, nous avons investi massivement dans les nouvelles technologies et adapté nos activités et produits en fonction des préoccupations environnementales mondiales », a ajouté M. Lazar.
« Nous savons par expérience comment traverser des périodes économiques difficiles et avons d’excellentes idées pour aller de l’avant. L’aide financière n’est pas la solution. Le gouvernement fédéral doit plutôt utiliser l’expérience du secteur forestier pour penser plus loin que les solutions miracles et agir de façon dynamique afin de créer des conditions économiques favorables à une industrie concurrentielle et à la survie de centaines de collectivités canadiennes », a-t-il poursuivi.
« Le Canada ne peut se permettre de gâcher la leçon de cette crise économique en pensant à court terme. Le pays dispose, dans nos forêts, d’une ressource précieuse et renouvelable, qui sera de plus en plus demandée en raison de l’accroissement de la population mondiale. Les Canadiens doivent donc se tenir prêts. »
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L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne a un chiffre d’affaires de 80 milliards de dollars par année et représente plus de 2 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 300 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects d’un océan à l’autre.
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Monica Bailey
Responsable, Relations extérieures
Association des produits forestiers du Canada
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