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Communiqués de presse

Le président de l’APFC demande au Parlement une étude sur l’industrie des produits forestiers

05 décembre 2007, Ottawa, ON

Même si la demande mondiale pour les produits forestiers est forte et que le Canada dispose des ressources nécessaires pour y répondre, les Canadiens sont perdants, car des usines cessent leurs activités en raison de la tension concurrentielle sans précédent que connaît l’industrie forestière. C’est pourquoi le président de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) a demandé aux députés de suivre l’exemple du Comité permanent de l’industrie, des sciences et de la technologie de la Chambre des communes et d’entreprendre une étude exhaustive mettant l’accent sur les possibilités et les difficultés uniques de l’industrie des produits forestiers, qui est le plus grand exportateur de biens au pays.

« L’excès de confiance n’est pas une option », a affirmé mercredi Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC, avant son témoignage sur l’impact de la force du dollar canadien devant le Comité de l’industrie. M. Lazar a indiqué qu’il était temps, pour le gouvernement fédéral, d’élaborer un plan d’action basé sur le marché qui jetterait les bases d’une industrie forestière dynamique, un secteur qui représente 3 % du PIB national. Travailler sur un tel plan est essentiel compte tenu de l’appréciation marquée du dollar canadien par rapport au dollar américain, de la faiblesse persistante de l’économie américaine, en particulier sur le marché de l’habitation, des changements structuraux sur des marchés clés comme celui du papier journal et de la concurrence croissante des nouveaux marchés.

M. Lazar a déclaré que les députés pourraient utiliser l’analyse innovatrice du Comité de l’industrie sur le secteur de la fabrication, présentée plus tôt cette année avec l’appui de tous les partis, ainsi que le rapport récent du groupe de travail de l’APFC sur la compétitivité (L’industrie à la croisée des chemins : Choisir la voie vers le renouvellement), comme bases pour établir une stratégie à long terme. « Il nous faut un plan d’action cohérent pour reprendre notre position dominante sur le marché mondial », a ajouté M. Lazar.

Le rapport du Comité de l’industrie comportait 22 recommandations visant à améliorer la situation du secteur manufacturier. À ce jour, une seule de ces recommandations, portant sur la déduction pour amortissement accéléré, a été appliquée. Mais l’appréciation du dollar, depuis cette application, a virtuellement effacé les avantages que l’initiative visait à offrir. C’est pourquoi l’APFC a demandé au gouvernement fédéral d’étendre cette disposition au-delà du cadre de deux ans indiqué dans le dernier budget fédéral et d’adopter les 21 autres recommandations du rapport, en particulier celle qui permettrait que les crédits d’impôt relatifs à la recherche scientifique et au développement expérimental (RS&DE) soient remboursables.

La baisse récente de la valeur du dollar canadien depuis son sommet de 1,10 $US ainsi que la décision de la Banque du Canada de réduire cette semaine son taux de financement à un jour de 25 points (première baisse de son taux de référence en plus de trois ans) sont de bonnes nouvelles. Néanmoins, cela n’atténuera que faiblement les dommages causés par la hausse de 54 % de la valeur du dollar depuis cinq ans, en particulier dans le contexte de la faiblesse de l’économie aux États-Unis.

La montée du dollar a placé une pression énorme sur l’industrie canadienne des produits forestiers et sur le secteur manufacturier canadien dans son ensemble. Depuis 2002, le secteur manufacturier a perdu près de 280 000 emplois, dont près de 55 000 dans l’industrie forestière. De même, la croissance globale de la productivité du secteur des affaires au Canada a ralenti de façon marquée depuis 9 à 12 mois, car des usines de produits forestiers et d’autres secteurs très productifs de notre économie ont dû fermer leurs portes. À un mois seulement de la fin de l’année, les usines canadiennes ont annoncé 60 cas de fermetures, ce qui se traduit par la perte de plus de 8000 emplois.

L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne a un chiffre d’affaires de 80 milliards de dollars par année et représente 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs au pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.


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