L’industrie canadienne des produits forestiers veut être la première à devenir neutre en carbone
30 octobre 2007, Ottawa, ON
L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) a annoncé aujourd’hui que l’industrie canadienne des produits forestiers, un chef de file mondial en aménagement forestier durable, se donnait un nouvel objectif en matière de responsabilité environnementale et de réaction aux changements climatiques : elle veut devenir neutre en carbone d’ici 2015, sans acheter de crédits compensatoires. Un partenariat avec le WWF-Canada servira de base à l’initiative et orientera ses activités. L’annonce a été faite lors de la deuxième conférence annuelle Business of Climate Change, à Ottawa.
« Nous sommes heureux de voir que l’APFC fait preuve d’initiative et qu’elle n’attend pas la réglementation gouvernementale pour agir. Je souhaite de tout cœur que les autres secteurs industriels canadiens suivent le mouvement et relèvent le défi », a déclaré Mike Russill, président et chef de la direction du WWF-Canada.
« Aujourd’hui, les changements climatiques constituent la principale menace pour l’environnement dans le monde et le fait de devenir neutre en carbone est la mesure la plus importante que peut prendre le secteur forestier pour réduire son empreinte globale sur l’environnement », a expliqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « L’industrie canadienne des produits forestiers a déjà fait beaucoup pour atténuer son impact sur le climat et la prochaine étape est la neutralité en carbone. L’initiative que nous annonçons aujourd’hui pourrait rendre l’industrie neutre en carbone d’ici 2015, et pourrait aussi lui permettre d’aller encore plus loin, soit d’éliminer plus de gaz à effet de serre de l’atmosphère qu’elle n’en émet. Et, contrairement aux autres secteurs qui dépendent fortement des achats de crédits compensatoires, nous pouvons y arriver sans recourir à cette méthode. »
« Cela ne sera pas facile, mais nous sommes convaincus que nous pouvons le faire avec l’aide de nos partenaires, des principaux intervenants et de l’orientation fournie par d’autres conseillers », a ajouté M. Lazar. « Le WWF a déjà entrepris des recherches innovatrices sur le potentiel de la foresterie durable en termes d’approvisionnement en bioénergie et en atténuation des changements climatiques, et son programme Climate Savers a établi une norme élevée de réduction des émissions parmi les chefs de file de plusieurs secteurs.»
Depuis une vingtaine d’années, les membres de l’APFC ont accélérer la modernisation de leurs installations et adopter des procédés novateurs dans un effort constant pour améliorer leur rendement environnemental et limiter leur impact sur les changements climatiques. C’est ainsi qu’ils ont réduit leur dépendance envers les combustibles fossiles. En effet, leurs usines de pâtes et papiers produisent elles-mêmes près de 60 % de leurs besoins en énergie à partir de sources renouvelables. D’un point de vue environnemental, ces efforts ont eu des résultats tangibles depuis 1990 : une réduction de 45 % de l’utilisation des combustibles fossiles, une amélioration de 54 % de l’intensité des émissions de gaz à effet de serre, une baisse de 40 % des déchets à enfouir et une diminution de 44 % des émissions de gaz à effet de serre. Ces améliorations occasionnent aussi des avantages économiques réels, car les membres de l’APFC ont accru leur production de 20 %.
« Bien que nous soyons très fiers du dossier de nos installations en matière de réduction des émissions, nous sommes déterminés à aller plus loin et encourageons également les autres à se donner volontairement des objectifs plus élevés », a conclu M. Lazar. « Comme prochaine étape, nous espérons, en travaillant avec nos fournisseurs, nos clients et d’autres intervenants, pouvoir non seulement améliorer au maximum notre propre situation au chapitre du carbone, mais aussi offrir à nos clients l’information et les produits dont ils ont besoin pour atteindre leurs propres objectifs en ce qui a trait aux changements climatiques. »
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À propos du WWF-Canada
Le WWF-Canada travaille à sauvegarder la nature en s’efforçant de voir à la conservation des espèces et à la protection de leurs habitats, d’assurer une utilisation soutenue des ressources naturelles ainsi que d’aider les individus, les entreprises et les gouvernements à réduire la pollution. Pour plus d’information, visitez le wwf.ca.
À propos de l’APFC
L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne a un chiffre d’affaires de 80 milliards de dollars par année et représente 3 % du PIB du Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.
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Pour plus d’information, communiquez avec :
Isabelle Des Chênes
Directrice, Communications
Forest Products Association of Canada
(613) 563-1441 ext : 323
ideschenes@fpac.ca
Maggie MacDonald
Manager, Communications
Climate Change Program
WWF-Canada
(416) 919-8905 (cell)
MMacDonald@wwfcanada.org
FICHE D’INFORMATION - MÉDIAS
Vers une industrie forestière neutre en carbone
Contexte
L’industrie canadienne des produits forestiers est un chef de file dans la lutte contre les changements climatiques. Depuis une vingtaine d’années, elle a accélérer la modernisation de les installations et adopter des procédés novateurs dans un effort constant pour améliorer son rendement environnemental et limiter son impact sur les changements. C’est ainsi que les membres de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) ont réduit leur dépendance envers les combustibles fossiles. En effet, leurs usines de pâtes et papiers produisent elles-mêmes près de 60 % de leurs besoins en énergie à partir de sources renouvelables. D’un point de vue environnemental, ces efforts ont eu des résultats tangibles depuis 1990 : une réduction de 45 % de l’utilisation des combustibles fossiles, une amélioration de 54 % de l’intensité des émissions de gaz à effet de serre, une baisse de 40 % des déchets à enfouir et une diminution de 44 % des émissions de gaz à effet de serre. Ces améliorations occasionnent aussi des avantages économiques réels, car les membres de l’APFC ont accru leur production de 20 %.
Profil de l’industrie forestière canadienne en termes de carbone
L’APFC a récemment commandé un rapport au National Council for Air and Stream Improvement (NCASI) sur les gaz à effet de serre et le profil de l’industrie des produits forestiers en matière de carbone. L’industrie canadienne est ainsi devenue la première industrie forestière dans le monde à évaluer son profil global en termes de carbone et à en rendre compte. Le rapport du NCASI donne aussi des bases à l’industrie pour qu’elle puisse déterminer les domaines où des progrès et des améliorations continues sont possibles.
Le rapport d’NCASI documente le profil de l’industrie des produits forestiers en ce qui a trait au carbone et aux gaz à effet de serre (GES) qu’incluent trois parties distinctes : les émissions, la séquestration et les émissions évitées. Les émissions sont des transferts de GES dans l’atmosphère à partir des installations de l’industrie des produits forestiers ou d’ailleurs dans la chaîne de valeur de cette industrie. Il s’agit principalement de dioxyde de carbone produit par la combustion de combustibles fossiles (y compris les émissions indirectes associées à l’électricité achetée) et de méthane provenant de la décomposition des produits qui se retrouvent au site d’enfouissement. La séquestration représente le carbone contenu dans les forêts, les produits forestiers et les sites d’enfouissement et transféré entre ces éléments. Enfin, les émissions évitées sont les émissions qui se seraient produites si ce n’était de certaines activités de l’industrie. Les émissions évitées sont très difficiles à quantifier et ne sont pas déclarées de la même manière que les émissions directes ou la séquestration; elles sont cependant essentielles à la compréhension du profil global du secteur forestier pour ce qui est du carbone. Le rapport complet sera disponible bientôt au
Une industrie forestière canadienne neutre en carbone
L’industrie canadienne des produits forestiers, un chef de file mondial en aménagement forestier durable, se donne un nouvel objectif en matière de responsabilité environnementale et d’action relative aux changements climatiques : elle veut devenir neutre en carbone d’ici 2015, sans acheter de crédits compensatoires. Pour atteindre cet objectif, les membres de l’APFC, travaillant avec des partenaires d’importance, comme les gouvernements et des organisations environnementales, appliqueront une stratégie dynamique qui mettra l’accent sur les mesures suivantes :
1) Réduire les émissions directes et indirectes :
- Devenir autosuffisants en énergie : l’industrie continuera de rechercher l’efficacité énergétique en passant des combustibles fossiles à des sources d’énergie renouvelables, comme la biomasse.
- Adopter de nouvelles technologies plus efficaces au plan énergétique.
- Détourner davantage les produits forestiers des sites d’enfouissement.
- Accroître l’utilisation des systèmes de recouvrement dans les sites d’enfouissement.
- Augmenter la part de la cogénération.
2) Développer le potentiel de séquestration des forêts et des produits :
- Recenser les possibilités de maintenir et d’améliorer le stockage du carbone dans les forêts par la planification à l’échelle du paysage et par des pratiques d’aménagement forestier durable.
- Accroître les quantités de carbone stockées dans la chaîne de valeur et réduire au minimum les émissions dues à l’élimination des produits à la fin de leur vie utile.
3) Augmenter la quantité d’émissions évitées :
- Trouver des façons de maximiser le recyclage du papier et des produits du bois.
- Comprendre les implications des matériaux à base de bois en ce qui concerne le carbone, par rapport aux produits de substitution disponibles.
Collaborer avec le WWF
L’APFC et le WWF-Canada conviennent que les possibilités les plus intéressantes pour l’avenir de l’industrie forestière se réaliseront par un leadership en matière de développement durable et de rendement environnemental. Ces organisations ont déjà, en collaboration, contribué à tracer la voie vers un aménagement plus conforme au développement durable dans les activités forestières commerciales, en élaborant une boîte à outils pour les forêts de grande valeur pour la conservation. Les changements climatiques sont à l’ordre du jour des dirigeants de tous les secteurs, ainsi que des gouvernements et des consommateurs. Pour le secteur forestier, les changements climatiques présentent un certain nombre de difficultés et de possibilités complexes. On pense notamment aux répercussions indirectes du réchauffement de la planète, comme les infestations de dendroctone du pin, et à la possibilité, pour le secteur, de se positionner comme une industrie plus écologique. Or, il n’existe pas de recherches probantes ni de normes qui clarifient la démarche appropriée pour faire du secteur forestier canadien un secteur qui soit favorable pour le climat.
L’APFC et le WWF-Canada se sont donc d’abord entendus sur un projet de 2 ans, qui se concentrera sur les éléments suivants :
1. Inventorier les économies possibles de gaz à effet de serre par le biais de l’énergie renouvelable, de la cogénération et d’autres méthodes d’atténuation.
2. Améliorer l’analyse du cycle de vie reliée au secteur forestier.
3. Collaborer pour établir des mesures à l’échelle du paysage et à l’échelle des peuplements, qui soient favorables pour ce qui est du carbone et de la conservation.
4. À l’aide d’études de cas, formuler des recommandations et des lignes directrices pour la production de bioénergie et la fabrication de produits forestiers qui assurent une maximisation de l’utilisation des produits forestiers et des réductions de gaz à effet de serre tout en minimisant les impacts sur la biodiversité.
En plus de collaborer avec le WWF, l’APFC a le plaisir de travailler avec un groupe de conseiller qui se sont engagé à un rôle de mentor pour assister l’AFPC dans la poursuite de ses objectifs :
Darcie Booth, Service canadien des forêts
Tony Lempriere, Service canadien des forêts
Dr. Werner Kurz, Service canadien des forêts
Jennifer O’connor, FP Innovations, Forintek
Tom Browne, FP Innovations, Paprican
Reid Miner, National Council for Air and Stream Improvement
Brad Upton, National Council for Air and Stream Improvement
Kirsten Vice, National Council for Air and Stream Improvement
Dr. Marlo Raynolds, Pembina Institute
Michael Northrop, Rockefeller Brothers Fund
Dr. Gordon McBean, UWO, Institute for Catastrophic Loss Reduction
Florence Daviet, World Resources Institute
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