MESSAGE DE L’INDUSTRIE FORESTIÈRE AU GOUVERNEMENT : RÉGLEZ LE PROBLÈME DU RAIL MAINTENANT
17 octobre 2010
Au sortir de la récente récession, les collectivités rurales et les industries des ressources espéraient voir la lumière au bout du tunnel, tout au moins du tunnel ferroviaire. Pour survivre en ces temps difficiles, les industries, comme celle des produits forestiers, se sont efforcées de réduire leurs coûts, mais il y en avait un – le transport – qui échappait à leur contrôle. C’est pourquoi ils comptaient sur le Comité d’examen des services de transport ferroviaire de marchandises, nommé par le gouvernement fédéral, pour faire ce qu’il avait été chargé de faire : créer des conditions qui aideraient l’économie rurale canadienne à obtenir les services ferroviaires nécessaires à sa prospérité.
Le comité, dans son rapport provisoire, reconnaît avec raison qu’il faut apporter des changements et améliorer les services de transport ferroviaire. Il formule plusieurs recommandations positives qui contribueraient à régler certains des problèmes de service auxquels sont confrontés tous les expéditeurs canadiens. Toutefois, le comité semble croire que nous pouvons attendre trois ans avant que le gouvernement pense à adopter le type de mesures réglementaires qui aiderait à sauvegarder des emplois et des collectivités. C’est tout à fait inacceptable.
Pour dire les choses simplement, au pays, la plupart des expéditeurs du secteur des ressources sont situés en région éloignée, où ils sont réellement captifs d’une seule société ferroviaire pour le transport de leurs produits. Ce monopole virtuel s’est traduit par des tarifs de transport excessivement élevés, par un service inadéquat et même par des hausses de prix étouffantes au cours de la récente récession. Le comité reconnaît cette absence de concurrence quand il note que « la principale cause des problèmes touchant le secteur ferroviaire est l’emprise des chemins de fer sur le marché, ce qui se traduit par un déséquilibre dans les relations commerciales entre les chemins de fer et les autres intervenants ». Il est donc absurde que le comité ait diagnostiqué l’absence de concurrence dans le système ferroviaire comme cause du problème et qu’il suggère ensuite de donner aux chemins de fer trois années supplémentaires pour trouver des solutions de nature commerciale.
Les enjeux sont considérables. Le comité a déterminé qu’un service de transport ferroviaire économique était essentiel pour l’économie rurale. Le gouvernement a pris une bonne décision en annonçant la création du comité d’examen et le comité a bien fait son travail en identifiant le problème, en reconnaissant la nécessité de le régler et en suggérant des moyens concrets pour le faire. La seule chose qui est totalement inappropriée, c’est le fait de reporter les mesures gouvernementales à 2013.
Dès le début du processus d’examen, on avait assuré à l’industrie des produits forestiers que le comité agirait pour améliorer le service ferroviaire à la première occasion. Il a fallu deux ans et demi de travail jusqu’ici. Les collectivités rurales ne peuvent tout simplement pas attendre trois autres années. La balle est maintenant dans le camp des députés, qui doivent insister pour que le gouvernement agisse MAINTENANT afin qu’on puisse disposer d’un système ferroviaire efficace, concurrentiel et efficient. Pour le bien du Canada rural et son avenir économique, souhaitons qu’ils passent à l’action.