L’Association des produits forestiers du Canada (APFC), dont les membres constituent le plus grand producteur industriel d’énergie renouvelable au pays, a salué aujourd’hui le gouvernement du Canada pour l’adoption de l’Initiative écoÉNERGIE sur l’énergie renouvelable qui aidera l’industrie des produits forestiers à poursuivre son implantation de nouvelles technologies afin de réduire davantage ses émissions de gaz à effet de serre.

« L’industrie des produits forestiers réinvente son modèle de production d’énergie et se transforme, pour passer du statut de plus grand utilisateur industriel d’énergie au Canada à source nette d’énergie verte. L’annonce d’aujourd’hui est un pas en avant qui nous aidera à concrétiser notre objectif d’autosuffisance, d’améliorer la qualité de l’air et à aller encore plus loin », a indiqué Avrim Lazar, président et chef de la direction de l’APFC. « Notre industrie produit actuellement 60 % de ses besoins en énergie à l’aide de combustibles verts et renouvelables et il y a beaucoup de nouvelles technologies en voie d’élaboration qui pourraient faire passer cette valeur à 100 %. L’initiative reconnaît le potentiel énorme de la biomasse en tant que source d’énergie verte, qui peut contribuer à l’atteinte des objectifs relatifs aux changements climatiques et à la qualité de l’air. »

« À mesure que le coût de l’énergie monte, la conversion à l’énergie renouvelable est tout simplement une bonne pratique pour l’industrie des produits forestiers, en particulier dans le secteur des pâtes et papiers. L’initiative écoÉnergie aidera à accélérer le mouvement en ce sens tout en assurant des avantages environnementaux et économiques majeurs pour l’industrie et les collectivités qui en dépendent », a ajouté M. Lazar. « De plus, l’industrie est tout à fait déterminée à faire tout en son possible pour garder un équilibre dans le cycle du carbone. En plus de l’engagement de l’industrie envers l’aménagement forestier durable, le fait de réduire la dépendance par rapport aux combustibles fossiles fera en sorte que l’industrie ne prendra pas plus à la nature qu’elle ne peut en donner et assurera en fin de compte le bien-être continu de nos forêts et de nos écosystèmes. »

Au cours des dix dernières années, l’industrie canadienne des produits forestiers a investi plus de 8 milliards de dollars pour moderniser ses installations et adopter des procédés innovateurs dans un effort continu pour améliorer son rendement environnemental. En passant des combustibles fossiles à la biomasse, qui est une source d’énergie propre, verte et neutre en carbone, dérivée de sous-produits de l’industrie comme l’écorce, la sciure et les rabotures, l’industrie a réduit sa dépendance envers les combustibles fossiles au point où le secteur des pâtes et papiers comble lui-même 60 % de ses besoins en énergie à partir de sources renouvelables. Le secteur est devenu la principale source industrielle de cogénération (production de chaleur et d’électricité) au Canada, qui est alimentée en grande partie par la biomasse neutre en carbone. Cette capacité de cogénération, combinée à la petite production d’hydroélectricité du secteur, génère déjà suffisamment d’énergie renouvelable pour remplacer trois réacteurs nucléaires.

« Les investissements dans le développement et l’application de nouvelles technologies qui accroissent l’efficacité ont non seulement aidé à améliorer la productivité et la compétitivité globales de l’industrie, mais ils ont également contribué à des améliorations importantes en matière de qualité de l’air et d’émissions de gaz à effet de serre dans l’industrie », a poursuivi M. Lazar.

Du point de vue de la qualité de l’air et de l’environnement en général, les résultats pour les membres de l’APFC sont tangibles : depuis 1990, ils ont réduits de 74 % leurs émissions de particules par tonne de produits, diminués leurs émissions de soufre de 64 %, améliorés leurs intensité d’émission de gaz à effet de serre de 54 %, diminués de 30 % leurs déchets à enfouir, et ils ont diminués de 44 % leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces améliorations environnementales ont été réalisées au moment où les volumes de production dans l’industrie grimpaient de 20 %.

« Nous sommes persuadés qu’avec un cadre d’action adéquat, l’industrie peut devenir un exportateur net d’énergie renouvelable, qui pourrait répondre aux besoins en électricité des collectivités où elle a des activités. Cette nouvelle mesure est un grand pas vers l’établissement de ce cadre d’action. Nous serons heureux de travailler avec le gouvernement pour élaborer davantage cette initiative. »

L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière canadienne représente 3 % du PIB du Canada et elle exporte pour plus de 40 milliards de dollars de bois, de pâte et de papier chaque année. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans des centaines de collectivités canadiennes et procure près de 900 000 emplois directs et indirects.

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