par David Lindsay, président et chef de la direction, Association des produits forestiers du Canada

À l’approche de la journée internationale de l’arbre des Nations Unies (le 21 mars), les Canadiens peuvent être fiers que leur industrie des produits forestiers soit devenue un chef de file mondial en termes de dossier environnemental. Il faut reconnaître que pour un secteur qui a déjà été un contrevenant en matière d’environnement, les dernières décennies représentent un remarquable cheminement.

D’abord, les plus récentes statistiques montrent que le Canada compte maintenant 43 % des forêts certifiées de façon indépendante dans le monde, soit plus de 160 millions d’hectares, ce qui est quatre fois plus que tout autre pays. La certification indique que les entreprises suivent des pratiques d’aménagement forestier novatrices au plan social et environnemental, selon une évaluation faite par un organisme indépendant.  L’évaluation se fonde notamment sur la régénération rapide du territoire forestier, les niveaux de récolte durables, la protection de la biodiversité et des habitats fauniques et la participation des Autochtones.

En plus d’être nettement à l’avant-garde de la certification dans le monde, le Canada peut compter sur des lois et règlements forestiers parmi les plus stricts de la planète, selon une étude menée à l’Université Yale. En vertu de la loi, tous les arbres récoltés doivent être remplacés, afin que la ressource forestière demeure pour les générations futures. Le taux de déforestation est pratiquement nul au Canada, soit seulement 0,02 % par année.

L’industrie canadienne fait également des progrès considérables pour réduire son empreinte environnementale à l’usine, entre autres grâce à une réduction de 70 % des émissions de gaz à effet de serre depuis 1990. La quantité de polluants rejetés a été réduite de 52 % dans l’atmosphère et de 70 % dans l’eau depuis 2005. L’utilisation de produits toxiques comme les BPC et les dioxines a été éliminée; l’industrie n’a plus recours au charbon et sa consommation de pétrole a diminué de plus de 90 % depuis 2000.

Par ailleurs, le Canada recycle environ 70 % de ses papiers et cartons, ce qui le place dans le peloton de tête à cet égard à l’échelle de la planète. Les déchets envoyés à l’enfouissement ont aussi diminué de 30 % depuis 2005.

Le secteur poursuit également sa collaboration avec les environnementalistes, notamment dans le cadre de l’Entente sur la forêt boréale canadienne. Cet accord historique représente un changement de paradigme, car des entreprises forestières et des groupes environnementaux travaillent ensemble pour harmoniser des valeurs économiques et environnementales. 

Malgré tout, l’industrie ne se repose pas sur ses lauriers et s’efforce activement d’en faire plus. Par sa Vision2020, elle vise à réduire de 35 % supplémentaires son empreinte environnementale d’ici la fin de la décennie, en fonction de 12 paramètres comme les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’énergie et d’eau et les plans d’action pour le caribou.

L’industrie a fait beaucoup de progrès dans ses pratiques et ses méthodes. Elle comprend qu’être un gestionnaire responsable du territoire est un aspect essentiel de l’approbation sociale de ses activités. Et le marché mondial en a pris bonne note. Un sondage mené en 2014 par la firme Léger auprès de clients internationaux a permis de constater que l’industrie canadienne des produits forestiers avait la meilleure réputation environnementale dans le monde. Globalement, l’industrie est fermement déterminée à « un avenir plus vert » et à faire usage des forêts renouvelables du Canada au bénéfice de l’environnement et de l’économie.