par Derek Nighbor, Chef de la direction, Association des produits forestiers du Canada

Le 11 novembre marque le jour du Souvenir, un moment pour se rappeler ceux qui ont servi dans les forces armées, y compris dans un groupe peu connu appelé le Corps forestier canadien.

Il est assez approprié que ce groupe ait servi en Europe; après tout, les racines de l’industrie canadienne des produits forestiers comme secteur d’exportation remontent aux guerres napoléoniennes du début des années 1800, quand la Grande-Bretagne s’est, pour la première fois, tournée vers ses colonies pour trouver le bois équarri nécessaire à sa marine en plein essor.

L’industrie des produits forestiers était une force économique dominante dès le début de l’histoire du Canada, alors il n’est pas surprenant qu’elle ait joué un rôle important durant les deux guerres mondiales. Voilà un aspect intéressant.

Le 16 février 1916, le secrétaire d’État anglais aux Colonies, Andrew Bonar Law, demandait au gouverneur général du Canada de déployer des bûcherons canadiens pour aider à abattre et à transformer le bois. Le Corps forestier canadien était créé plus tard cette même année.

Cette requête était inhabituelle, car le Canada envoyait régulièrement du bois transformé en Grande-Bretagne. Cependant, en raison du grand risque que représentaient les sous-marins allemands lors de la traversée, il était jugé plus sécuritaire de faire venir la main-d’œuvre dans les forêts britanniques et d’Europe continentale.

Environ 24 000 hommes ont servi dans le Corps forestier à différents endroits en Europe pour transformer le bois en vue de la construction de casernes, de routes, de tranchées, de boîtes de munitions et d’autres fournitures. À la fin de la guerre, le Corps avait produit environ 85 000 tonnes de bois rond, 260 millions de pieds-planche de bois d’œuvre et plus de 200 000 tonnes de bois de chauffage et de dosses.

En plus de produire du bois, les hommes étaient aussi formés dans l’infanterie et à au moins une occasion, ils ont été appelés à prendre les armes. Lorsqu’on a demandé que 500 hommes se joignent à l’infanterie, près de 1300 se sont portés volontaires. À la fin des offensives, un grand nombre de membres avait servi d’une façon ou d’une autre sur les lignes de front.

Lorsqu’il a été démantelé en 1920 à la fin de la guerre, on estime que le Corps forestier avait produit 70 % de tout le bois d’œuvre utilisé par les forces alliées.

En 1940, le Corps forestier canadien a été reformé au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale pour y jouer le même rôle.

Il est important de se rappeler que la guerre touche la vie de tous les Canadiens, peu importe leur âge, leur sexe, leur race ou leur classe sociale. Le Corps forestier canadien était composé d’hommes qui sont passés des forêts reculées du Canada rural aux lignes de front de la guerre.

Nous devrions toujours prendre le temps, et pas seulement le 11 novembre, de nous souvenir de ceux qui se sont sacrifiés pour nous assurer un avenir meilleur.

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On trouvera plus d’information sur le Corps forestier canadien dans les ressources suivantes :

Images d’une guerre oubliée : Films sur la participation du Corps expéditionnaire canadien à la Première Guerre, Le corps forestier canadien, comité cinématographique du War Office, Office national du film : http://floraweb.onf.ca/grandeguerre/

Corps forestier canadien, canadiansoldiers.com: http://www.canadiansoldiers.com/corpsbranches/forestrycorps.htm

Unités du Corps expéditionnaire canadien, Corps forestier canadien, Bibliothèques et Archives Canada: http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/005/f2/005-1142.29.010-f.pdf